Un sommet pour repenser la place des animaux dans l’avenir de l’humanité

Protéger les éléphants contre les réseaux de braconnage permet de sauver des vies, mais aussi de protéger les hommes.Dans quelques jours aura lieu le Rethinking Animals Summit (sommet pour repenser la place des animaux dans la société) en plein cœur de New York et j’aurai l’honneur de me réunir avec de grands défenseurs des animaux pour débattre sur une question essentielle. En ces temps marqués par la raréfaction des ressources, la compétitivité et les conflits, peut-on envisager un avenir meilleur, commun aux hommes et aux animaux ? Pour IFAW (Fonds international pour la protection des animaux), la réponse est sans appel : OUI !

Des communautés plus sûres pour le bien-être des hommes et des animaux sauvages
Pour y parvenir, il suffit d’élargir sa vision et de penser à long terme. On s’aperçoit alors que les communautés soucieuses de l’environnement et d’une économie durable sont bénéfiques à la fois pour les hommes et les animaux. Souvent financés par les organisations criminelles internationales, les braconniers qui emploient leur arsenal contre les animaux sauvages représentent non seulement une menace pour les populations qui côtoient les animaux, mais aussi pour la communauté internationale dans son ensemble.

C’est pourquoi IFAW a développé un réseau de lutte contre le braconnage qui regroupe des acteurs de tous bords, tels que des nomades maasaï, le Kenya Wildlife Service, INTERPOL et d’autres organisations de conservation et de protection des animaux. Cette initiative, baptisée tenBoma, que nous menons au Kenya nous a permis de constater que de plus en plus d’organisations et de gouvernements sont tentés par les méthodes qui consistent à assurer la sécurité des humains tout en protégeant les espèces menacées. Notre besoin de sécurité et de stabilité est partagé.

Mesurer ce qui compte

Pour nous assurer que nos politiques respectent à la fois l’environnement, les animaux et les hommes, nous devons veiller à mesurer notre progrès en nous appuyant sur ces mêmes facteurs. D’expérience, nous savons que la société n’investit que dans ce qu’elle est capable de mesurer. Partant de ce constat, ma collègue Beth Allgood, directrice d’IFAW aux États-Unis, a récemment rédigé avec le Jane Goodall Institute un rapport intitulé Mesurer ce qui compte, qu’elle présentera à l’occasion de ce sommet.

Ce rapport, qui s’appuie sur plusieurs études de cas impliquant diverses organisations de protection des animaux, s’attache à montrer le lien inextricable qui existe entre le bien-être des hommes et celui des animaux, notamment chez les populations les plus pauvres.

Azzedine Downes

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