Les os de lion restent au programme : les Parties de la CITES échouent à s'entendre sur une interdiction totale du commerce international de parties de lion

Les os de lion restent au programme : les Parties de la CITES échouent à s'enten
Dimanche, 2 Octobre, 2016
Johannesburg, Afrique du Sud

Lors de la 17e Conférence des Parties (CoP17) de la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction) à Johannesburg, les Parties ont voté en faveur d'une décision très diluée, établissant des quotas annuels nuls pour l'export à des fins commerciales d'os, de griffes et de crocs récoltés sur des carcasses de lions sauvages morts.

Cet accord est loin de ce que les auteurs de la proposition souhaitaient : le transfert de toutes les populations de lions de l'Annexe II en Annexe I, interdisant tout commerce international de tout ou parties de lion.

Cependant, étant donné que l'Afrique du Sud est le seul pays à commercialiser des parties de lion spécifiques actuellement, elle va être obligée d'établir des quotas annuels d'export pour le commerce de ces parties de lion provenant d'élevages en captivité et de faire un rapport de ses activités à la CITES chaque année. L'accord réduit donc efficacement la menace que le marché pour les os et parties de lion soit étendu au-delà des frontières de l'Afrique du Sud. Toutefois, l'existence d'un marché légal de parties de lion offre une incitation et une possibilité pour blanchir des parties de lions sauvages braconnés, soulevant des questions quant au fait que ce commerce continuera à menacer les populations de lions.

 « Les Parties de la CITES n'ont pas réussi à se rendre compte de la situation désespérée des lions d'Afrique et du fait qu'il est nécessaire d'agir rapidement si nous voulons éviter que recule encore des populations de lions déjà affaiblies » a déclaré Jeffrey Flocken, directeur régional Amérique du Nord d’IFAW (le Fonds international pour la protection des animaux). « Bien que cela ne constitue pas une victoire, cette décision représente tout de même une avancée qui mènera, nous l'espérons, à une meilleure protection des lions. »

Le Niger, en tant que co-auteur de la proposition, a déclaré vouloir faire savoir qu'il demeure inquiet pour les lions dans leur aire de répartition et redoute que les os de lions sont utilisés pour remplacer les os de tigres en médecine traditionnelle et comme ingrédient de toniques en Extrême-Orient.

Les populations de lion d'Afrique ont décliné rapidement au cours des dernières décennies. Les lions n'occupent plus qu'une fraction (8 %) de leur aire de répartition historique. Selon les données scientifiques les plus fiables, 43 % de la population de lions a été décimée au cours des trois dernières générations (21 ans). Il pourrait ne rester que moins de 20 000 lions à l'état sauvage en Afrique. Les principales menaces auxquelles sont confrontés les lions d'Afrique sont la perte d'habitat et les abattages de représailles. Toutefois, le commerce des parties de lion et la chasse au trophée contribuent également à l'amenuisement de populations déjà faibles.

Le lion d'Afrique figure à l'Annexe II de la CITES depuis que la famille des Félidés y a été inscrite dans son ensemble en 1975.

La proposition originale a été soumise par le Niger, le Tchad, la Côte d’Ivoire, le Gabon, la Guinée, le Mali, la Mauritanie, le Nigeria, le Rwanda et le Togo. Elle a bénéficié du soutien de groupes de protection des animaux internationaux tels que Born Free, Humane Society International (Société de protection des animaux) et IFAW.

FIN

 

EDITEURS : des photographies en haute-définition sont disponibles sur www.ifawimages.com

 

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