Neuf faits que vous ignorez peut-être sur l’échouage des dauphins

À l’occasion du mois du dauphin, nous souhaiterions partager avec vous quelques faits sur ces cétacés charismatiques. Les dauphins font partie des animaux marins les plus rapides, mais lorsqu’ils s’échouent sur les bancs de sable et de vase ils sont incapables de s’en sortir seuls. Heureusement, il existe des volontaires qui, comme l’équipe de secours et de recherche sur les mammifères marins d’IFAW (Fonds international pour la protection des animaux), leur viennent en aide dans les régions les plus touchées par ce phénomène, comme à Cap Cod, dans le Massachusetts aux États-Unis. Les biologistes d’IFAW interviennent sur plus de 1 000 km de littoral, dans le sud-est de l’État, équipés d’une flotte d’ambulances vétérinaires, de bateaux, de véhicules tout-terrain, de civières et de brancards, de dispositifs ultrason et de laboratoires mobiles d’analyse de sang. Pour voir comment se déroule une opération de sauvetage de dauphins, cliquez ici.

Des dauphins communs pris au piège sur les bancs de vase de Wellfleet, dans le Massachusetts. © IFAW/J. Cumes

1. Les échouages sont légion à Cap Cod. Nichée au cœur d’un crochet, la ville de Wellfleet, dans le Massachusetts, est réputée pour être le théâtre du plus grand nombre d’échouages de dauphins dans le monde. Les raisons qui poussent les dauphins à s’approcher des côtes sont nombreuses. Pour survivre une fois échoués, ils ont besoin de soins vétérinaires et probablement d’être transportés dans des eaux plus profondes avant d’être remis en liberté dans l’océan. Bien qu’il soit tentant de repousser à la mer un dauphin qui se débat, la meilleure solution est encore de rester à ses côtés et d’appeler les secours. 

Les biologistes marins d’IFAW fournissent des soins vétérinaires d’urgence lors d’une mission de sauvetage de dauphins échoués. © IFAW2. Les dauphins vivent les échouages comme des accidents. Les experts en sauvetage de mammifères marins d’IFAW font tout leur possible pour les tranquilliser tout en leur administrant des fluides par voie intraveineuse afin de les hydrater et de leur apporter les vitamines dont ils ont besoin pour réduire les crampes musculaires. Bien que ces accidents soient malheureux, ils permettent cependant aux scientifiques d’en apprendre davantage sur leur santé et leur comportement. Les sauveteurs et vétérinaires d’IFAW effectuent des analyses de sang sur le terrain, des tests auditifs et d’ultrasons, puis partagent les données recueillies avec les autres sauveteurs dans le monde.

Les dauphins se reposent sur des tapis moelleux dans la remorque de secours d’IFAW avant leur remise en liberté. © IFAW

3. Les dauphins peuvent survivre hors de l’eau pendant plusieurs heures. Comme ce sont des mammifères, les dauphins peuvent respirer à terre à l’aide de leur « évent », ces narines situées sur la tête. IFAW place les dauphins secourus sur des tapis moelleux afin d’éviter que leurs poumons ne soient trop comprimés par le sol et qu’ils ne basculent sur les côtés, ce qui les empêcherait de respirer avec les deux poumons.

Les dauphins échoués sont disposés face à face et en étoile pour favoriser l’interaction sociale et la communication. © IFAW

4. Les dauphins sont des espèces sociales et se déplacent en bancs. Parfois, leur caractère social amène des dauphins en bonne santé à suivre des congénères malades ou blessés vers les côtes. Pendant les opérations de sauvetage, les membres d’IFAW placent les dauphins échoués en position étoilée pour qu’ils puissent se voir les uns les autres. Cette technique simple leur permet de communiquer en émettant des sifflements, ce qui semble réduire leurs signes de détresse.

Les dauphins s’échouent fréquemment sur les plages de Cap Cod. © IFAW

5. Les causes des échouages sont bien souvent méconnues. Les plages de sable fin et légèrement inclinées, comme on en trouve à Cap Cod et dans d’autres sites d’échouage en Australie et en Nouvelle-Zélande, perturberait vraisemblablement la vision et la communication des dauphins, les poussant à s’y échouer. Il se peut également que les tempêtes solaires jouent un rôle dans ce phénomène, car elles court-circuiteraient leur boussole interne. La NASA et IFAW ont établi un partenariat pour étudier cette hypothèse et devraient publier des résultats d’ici la fin de l’année 2017.

À Cap Cod, la plupart des dauphins échoués sont remis en liberté. © IFAW

6. Grâce à sa technologie de pointe, IFAW a sauvé des centaines de dauphins dans la région. Le taux de survie parmi les dauphins et les baleines victimes d’échouages en masse est passé de 14 % en 2004 à plus de 70 % en 2016, soit l’un des plus forts taux de réussite dans le monde. 

Les dauphins égarés sont éloignés des eaux peu profondes pour prévenir les échouages. © IFAW

7. IFAW développe actuellement le tout premier programme de prévention destiné à éviter les échouages avant qu’ils n’aient lieu. Dès que nos équipes sont informées sur la présence de dauphins dans des zones à risque, elles sautent dans leurs bateaux dotés de dispositifs acoustiques à hautes fréquences appelés « pingers ». Elles guident ensuite les dauphins de leurs mains de maîtres pour les inciter à nager dans des eaux plus profondes, loin du danger.

Les expériences scientifiques menées sur le terrain fournissent des données inestimables sur les dauphins. © IFAW

8. Lorsque des dauphins s’échouent, notre but est de les transférer le plus rapidement possible en eaux profondes, après leur avoir fait passer des analyses médicales pour nous assurer de leur bonne santé. Parfois, l’équipe découvre des femelles gestantes en effectuant les tests d’ultrasons. Cela rend l’opération de sauvetage encore plus délicate. Les équipes scientifiques d’IFAW étudient les vents, les marées, les températures et le temps de trajet avant de choisir le site le plus adéquat pour remettre les dauphins en liberté.

Les appareils de localisation par satellite permettent aux scientifiques de suivre les dauphins après leur remise en liberté. © IFAW

9. Les appareils de localisation par satellite peuvent transmettre des données sur des périodes allant jusqu’à 45 jours. Dès que cela s’avère possible, l’équipe d’IFAW pose un appareil de localisation par satellite sur la nageoire dorsale de l’un des membres du groupe pour pouvoir suivre leurs déplacements après leur remise en liberté. Chaque dauphin secouru est également identifié à l’aide d’une étiquette numérotée.

Aidez IFAW à sauver les dauphins et tous les autres animaux au quotidien.

Kerry Branon 

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