IFAW détruit 257 objets en ivoire pour la journée mondiale de la biodiversité

Jeudi, 21 Mai, 2015
Reims, France

257 objets en ivoire cédés par des particuliers dans le cadre de l'opération expérimentale 'Je donne mon ivoire' ont été détruits

 

A l'aube de la journée mondiale de la biodiversité célébrée le 22 mai, IFAW (le Fonds international pour la protection des animaux) vient de broyer 257 objets en ivoire qui lui ont été cédés par des particuliers dans le cadre de l'opération expérimentale 'Je donne mon ivoire' initiée le 6 février dernier.

Un an jour pour jour après la destruction par l'état français de 3 tonnes d'ivoire illicite, IFAW invitait les détenteurs d'ivoire le souhaitant à céder leurs objets en ivoire brut ou travaillé pour qu'il soit détruit, leur proposant ainsi de prendre une part active à la lutte contre le braconnage et le trafic d'ivoire.

IFAW a reçu 257 objets en ivoire en l'espace de deux mois. Ils ont été détruits sous contrôle d'huissier par broyage puis combustion au centre de valorisation énergétique des déchets Rémival de Véolia, à Reims.

Céline Sissler-Bienvenu, directrice d'IFAW France et Afrique francophone, explique : «Le jour où la planète entière célèbre la biodiversité, c'est un signal fort que celui envoyé par ces particuliers qui ont choisi la destruction de l'ivoire qu'ils possédaient. Qu'ils soient sincèrement remerciés de leur geste en faveur des éléphants car très souvent cet ivoire était doté pour eux d'une valeur affective.»

Les objets détruits comprenaient des défenses d'ivoire brut et travaillé, des colliers, bracelets, boucles d'oreille, bagues, des objets de décoration, une lampe, des coupe-papiers, un coffret à bijoux, des brosses à cheveux, un éventail...

«En sus d'une dimension symbolique, ces objets nous ont été remis afin qu'ils ne risquent pas d'être remis sur le marché, dotés d'une valeur commerciale. L'acte de destruction vise à rappeler que l'ivoire n'a de valeur que pour les éléphants. Si nous voulons sauver les derniers éléphants de la planète, il faut arrêter de lui conférer une valeur marchande ou commerciale, artistique ou culturelle.»

Cette destruction s'inscrit dans la continuité, un peu plus tôt cette année, de la décision de la Ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie, Ségolène Royal, de suspendre toute exportation d'ivoire brut.

« Tout commerce ou marché d'ivoire, y compris en ligne, y compris légal, encourage le braconnage et stimule la demande pour ce produit, c'est pourquoi nous encourageons les autorités françaises à interdire purement et simplement tout commerce d'ivoire. » insiste Céline Sissler-Bienvenu.

Au cours des trois dernières semaines, l'Union africaine, puis l'Union européenne, ont confirmé leur intention de produire chacune leur propre plan d'action contre le trafic d'espèces sauvages. Mercredi 29 mars, le Président du Congo, Denis Sassou-Nguesso et son homologue tchadien, Idriss Déby Itno, ont embrasé l'intégralité des stocks congolais d'ivoire illicite, soit cinq tonnes,

Près de 35 000 éléphants sont braconnés chaque année pour leur ivoire soit un toutes les 15 minutes en moyenne. Les saisies d'ivoire réalisées ces dernières années n'ont cessé d'augmenter (10t en 2010, 23t en 2011, 38t en 2012, 41t en 2013) et témoignent d'une implication des réseaux criminels organisés.

Brassant quelque 17.5 milliards d'euros (19 milliards de dollars) de revenus annuels, le trafic d'animaux sauvages est aujourd'hui la quatrième activité criminelle la plus lucrative au monde après le trafic de drogues, toutes les formes de contrefaçon et la traite d'êtres humains.

La majeure partie de l'ivoire de contrebande est destinée à l'Asie, et en particulier à la Chine, où cet « or blanc » tant convoité a connu une augmentation considérable de sa valeur en tant que véhicule d'investissement. La quantité limitée d'ivoire légal acheté par la Chine lors de la vente de stocks de certains pays d'Afrique australe en 2008 a fait exploser la demande, encourageant ainsi le trafic de l'ivoire et le braconnage des éléphants pour répondre aux besoins du marché.

Note aux rédacteurs :

Des photos haute définition de l'ivoire et de sa destruction sont disponibles sur demande à jlandry@ifaw.org ou au +333 26 48 64 79.

Dans son rapport la Nature du crime, préfacé par Nicolas Hulot, Envoyé spécial du Président de la République pour la protection de la planète et Laurent Fabius, Ministre des Affaires étrangères, IFAW rappelle que le braconnage des espèces protégées et le commerce illicite de leurs parties est une criminalité liée à la violence, au radicalisme, au terrorisme mais aussi au crime organisé, à la corruption et à la fraude. Le commerce illégal est une menace non seulement pour les éléphants et les rhinocéros, mais aussi pour la société dans son ensemble.

Téléchargez l'infographie La Nature du crime

 

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