Blood Lions, le documentaire qui révèle l’horreur de la chasse en espace clos en Afrique du Sud

Bande annonce en Anglais non sous-titré.

Message aux éleveurs et aux commerçants de lions, à l’industrie de la chasse close, aux chasseurs et aux fermes d’élevage en captivité : prenez garde.

Le film Blood Lions promet de mettre la vérité à nu : vos activés ne répondent nullement à des fins de conservation, d’éducation ou de recherche.

Demain, la première de ce documentaire sera diffusée lors du festival international du film de Durban, en Afrique du Sud, exposant au grand jour les activités d’élevage de prédateurs et les centres de chasse close qui ternissent les efforts spectaculaires déployés par ce pays en matière de conservation et d’écotourisme.

Le film est le fruit d’un projet mené en partenariat avec de nombreuses personnes et organisations impliquées dans la conservation des espèces sauvages, notamment le Fonds international pour la protection des animaux (IFAW).

Depuis la fin des années 1990, je travaille en tant que journaliste et responsable de campagnes avec de nombreux confrères pour faire connaître et cesser ces atrocités.

Lorsque j’ai commencé mes recherches, on estimait à moins de 1 000 le nombre de prédateurs en captivité. En 2005, alors que je compilais un rapport détaillé pour IFAW destiné à être remis au gouvernement, on en comptait déjà entre 3 000 et 3 500. Aujourd’hui, d’après les sources gouvernementales et les sites d’élevage, le pays abrite plus de 200 installations où vivraient entre 6 000 et 8 000 prédateurs, principalement des lions, dans des cages ou des espaces confinés.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : les éleveurs et les chasseurs profitent plus que jamais de l’exploitation commerciale du lion et de nombreuses autres espèces sauvages en Afrique du sud.

Si nous n’agissons pas dès maintenant, l’Afrique du Sud pourrait bien compter plus de 12 000 grands prédateurs en captivité d’ici 2020. Une véritable honte.

Si ces pratiques sont critiquables à plus d’un titre, ce sont les affirmations mensongères selon lesquelles elles favoriseraient la conservation des animaux qui me semble la plus honteuse. Aucun des éleveurs ou des centres de maintien en captivité n’est reconnu comme étant un centre de conservation légitime, et aucun spécialiste des lions digne de ce nom ne permettrait qu’on utilise des lions élevés en captivité dans des programmes de repeuplement. L’autorisation de telles pratiques crée la confusion dans l’opinion publique sur le sens réel de la conservation et tend à dévier des ressources financières précieuses qui pourraient servir de nobles desseins.  

Ces animaux sont utilisés pour diverses activités lucratives : centres d’adoption, fermes de lionceaux, excursions de marche avec les lions et, finalement, massacre des lions pour revendre leurs os, de plus en plus recherchés. La plupart des grands mâles sont tués lors de chasse closes ou de chasses en captivité.

En 2013, près de 1 000 lions ont ainsi été abattus par des amateurs de chasse close.

Si nous n’agissons pas immédiatement, l’Afrique du Sud pourrait bien compter plus de 12 000 grands prédateurs en captivité d’ici 2020, une véritable honte.

La sortie de Blood Lions nous offre une occasion en or de changer l’appareil législatif et mettre un terme à l’exploitation commerciale des lions et des autres prédateurs.

Ian Michler

Pour suivre et soutenir le message de Blood Lions, rendez-vous sur www.bloodlions.org et sur la page Facebook.

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