Aux premières loges du tremblement de terre au Népal

De nombreuses habitations ont été endommagées. Heureusement, les chiens et les yaks de la communauté se portent bien.

Membre de l’équipe d’intervention d’urgence d’IFAW depuis près de dix ans maintenant, j’ai eu la chance de pouvoir aider des animaux et des hommes en détresse dans le sillage de certaines des plus grandes catastrophes du monde. Je suis notamment intervenu après le séisme de 2008 dans le Sichuan, en Chine, ou le tremblement de terre de 2010 à Port-au-Prince, à Haïti.

Quoique passionnant, mon métier est particulièrement intense, et c’est la raison pour laquelle il faut que je me déconnecte de temps à autre afin d’éviter tout burnout.

C’est pourquoi j’ai décidé il y a quelques jours de partir avec ma femme pour un trek de deux semaines et demie vers une destination qui nous tenait beaucoup à cœur : le camp de base de l’Everest, dans l’Himalaya.

Samedi dernier, nous arrivions au sommet d’une montagne après une ascension de quatre heures et demie, profitant de la vue sur le célèbre monastère de Tengboche qui s’offrait à nous, lorsque la terre s’est mise à trembler violemment. Devant mes yeux ébahis, le monastère et les édifices adjacents se sont effondrés comme un château de carte.

Cette fois-ci, ce n’est pas moi qui allais sur les lieux de la catastrophe, mais c’est la catastrophe qui venait à moi.

Sentir le sol se dérober sous ses pieds vous rappelle à quel point la vie ne tient qu’à un fil. Fort heureusement, l’un des alpinistes suédois qui nous accompagnaient disposait d’un téléphone satellite. Nous avons donc pu contacter les autorités, connaître la magnitude du séisme et prendre conscience de la tragédie qui s’était abattue sur Katmandou, l’Everest et la vallée du Khumbu.

Nous n’avons presque pas pu sortir de notre camp pendant la semaine de deuil qui a suivi le désastre. Les hélicoptères se relayaient dans le ciel pour transférer les blessés à l’hôpital le plus proche.

Nous n’avons quitté le camp que ce matin et avons enfin pu contacter nos proches, apprenant par là même que mes collègues d’IFAW étaient en chemin.

Je suis resté deux jours à Katmandou avant de partir pour la région de l’Everest. J’y ai vu pléthore de chiens errants et d’animaux de ferme déambulant librement sur les routes.

Tous ces animaux ont probablement été frappés de plein fouet par la catastrophe.

À l’heure où j’écris ces lignes, je me trouve dans le petit village de Lobuche. De nombreuses maisons et habitations ont été détruites ici, mais fort heureusement les chiens et les yaks de la communauté se portent bien. Le soleil est au rendez-vous, si bien que j’ai pu utiliser l’antenne à énergie solaire et envoyer ce message.

Lukla, où se trouve l’aéroport le plus proche, est à quatre jours de marche, mais j’ai décidé de rester aider mes collègues à Katmandou. Certes, les vacances auront été écourtées, mais les animaux ont besoin de nous ici et il n’est pas question que je me dérobe à cette responsabilité.

Michael Booth

Votre soutien sans faille nous permet de mener à bien nos opérations de sauvetage. Au nom des habitants et des animaux du Népal, je tiens à vous remercier du fond du cœur.

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