Appels à la fin de la chasse commerciale à la baleine alors que les tests génétiques prouvent que la baleine harponnée en Islande était protégée

Appels à la fin de la chasse commerciale à la baleine alors que les tests généti
Vendredi, 20 Juillet, 2018
Londres, Angleterre

Les conservationnistes appellent à la fin immédiate de la chasse commerciale à la baleine en Islande alors que les tests génétiques effectués sur la baleine harponnée dans les eaux islandaises au début du mois ont révélé qu’il s’agit d’une hybridation rare d’une baleine bleue et d’un rorqual commun.

Le 7 juillet, les baleiniers travaillant pour Hvalur hf, l’entreprise de Kristjan Loftsson, dernière à chasser la baleine, ont tué une baleine dont la photo suggérait fortement qu’il s’agissait soit d’une baleine bleue soit d’un hybride rare de baleine bleue et de rorqual commun.

IFAW, le Fonds international pour la protection des animaux, qui s'oppose à toute chasse commerciale à la baleine en raison de sa cruauté inhérente, a appelé M. Loftsson à mettre fin sur le champ à sa chasse, mais le massacre des rorquals s'est poursuivi.

Des experts de l'Institut de recherche marine d'Islande, qui ont entrepris une analyse génétique pour déterminer l'espèce, ont confirmé qu'il s'agissait bien d'un hybride de baleine bleue et de rorqual commun, progéniture d'une baleine bleue femelle et d'un rorqual commun mâle. Les baleines bleues, la plus grande espèce de baleines de la planète, sont protégées en vertu du droit international depuis 1966, les populations ayant été décimées par la chasse commerciale à la baleine. Bien que de tels hybrides ont déjà été identifiés par des scientifiques, ils sont rares et également protégés par des conventions internationales. Le commerce d’hybrides de baleine bleue et de rorqual commun est illégal.

Sigursteinn Masson, représentant d'IFAW en Islande, a déclaré: "La mort de cet hybride démontre la difficulté pour les baleiniers d'identifier les espèces qu'ils recherchent en mer. Il en résulte qu'une espèce rare et protégée a payé de sa vie une chasse cruelle, inutile et de plus en plus impopulaire."

"Maintenant que les preuves ont été établies, nous demandons une fois de plus la fin immédiate et définitive de la chasse à la baleine afin de prévenir d'autres dommages à ces espèces menacées qui non seulement jouent un rôle crucial dans l'écosystème marin mais incarnent aussi un patrimoine national et culturel. "

Un peu plus tôt cette année, M. Loftsson, PDG de l’entreprise Hvalur hf, a annoncé son intention de mettre fin à la chasse commerciale au rorqual commun, espèce en danger, après 3 ans d’interruption. La chasse a commencé le mois dernier avec un quota fixé à 238.

La chasse au petit rorqual a également lieu en Islande cet été avec un quota annuel auto-attribués de 269, bien que seule une fraction du quota est habituellement chassée. Au total, 17 petits rorquals ont été harponnés pendant la saison de chasse l'été dernier, contre 46 en 2016. Alors que la viande de rorqual commun n'est traditionnellement pas consommée par les Islandais, elle est en majorité consommée dans le pays par des touristes curieux.

Les Islandais manifestent peu d’appétit pour la viande de baleine comme le révèle un récent sondage Gallup commandé par IFAW : seul 1% des Islandais affirment manger régulièrement de la viande de baleine et 81% n'en ont jamais mangé. Les sondages révèlent également que le soutien islandais à la chasse à la baleine a considérablement diminué, 35,4% se déclarant en faveur de la chasse à la baleine, contre 42% en 2016. Il y a quatre ans, des sondages similaires montraient que 56,9% des islandais étaient en faveur de la chasse à la baleine, soit 20% de plus qu’alors.

IFAW travaille à la sensibilisation des touristes sur les cétacés, leur chasse et la consommation de leur viande, grâce à sa campagne « Meet Us Don’t Eat Us » (« Venez à notre rencontre, ne nous mangez pas »), conjointement avec IceWhale, une coalition islandaise pour l’observation des baleines. En 2009, 40 % des touristes disaient avoir goûté à la viande de baleine en Islande ; depuis le début de la campagne en 2011, ce pourcentage est tombé à 11.4%.

Sigursteinn Masson précise : « IFAW travaille aux côtés des Islandais depuis de nombreuses années pour promouvoir l'observation responsable des baleines, plutôt que de tuer des baleines. C'est mieux pour les baleines, l'industrie touristique islandaise et sa réputation internationale. »

L’observation des baleines génère près de 2,5 millions d’euros par an, ce qui en fait l’une des attractions touristiques les plus importantes de l’île. En 2016, plus de 350 000 personnes sont allées observer les baleines en Islande, ce qui démontre qu’elles ont bien plus de valeur pour l’économie du pays lorsqu’elles sont en vie.

Plus de la moitié des restaurants du centre-ville de Reykjvavik se sont engagés à être « Whale Friendly », c’est-à-dire à ne plus servir de viande de baleine. Ce plat figure sur la carte de moins de 10 % des restaurants dans la zone.

Pour signer la pétition ou pour en apprendre plus sur « Meet Us Don’t Eat Us », consultez www.ifaw.is

FIN

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