Stopper la cyber-criminalité faunique

Ending wildlife cybercrime

Internet est la plus grande vitrine commerciale du monde. Échappant à toute réglementation, accessible 24 heures sur 24 et virtuellement sans aucune limite géographique, ce marché offre de nombreuses occasions d’activités criminelles, notamment un florissant trafic d’espèces sauvages protégées.

IFAW enquête sur le commerce en ligne lié à la faune sauvage qui touche des espèces menacées et protégées dans de nombreux pays depuis 2004. Les enquêtes menées par IFAW sur ce commerce continuent de révéler une quantité choquante d’espèces sauvages et de produits dérivés vendus sur Internet. Parce qu’il faut un réseau pour combattre un autre réseau, nos experts travaillent en étroite collaboration avec les gouvernements, les forces de l’ordre, les plateformes de ventes en ligne et les réseaux sociaux afin de leur fournir des données et des informations ainsi que de leur proposer des formations pour leur permettre d’identifier et de combattre la cybercriminalité contre la faune sauvage.

Sous l’impulsion d’IFAW, 15 entreprises du web ont adopté des règles en matière de faune sauvage. En mars 2018, IFAW, le WWF et TRAFFIC ont lancé la Coalition mondiale contre le trafic de faune sauvage en ligne, réunissant 21 sociétés fondatrices. Leur but est de mettre en place une approche collective pour réduire le trafic d’espèces sauvages en ligne de 80 % d’ici 2020.

Le secteur public a également mis en lumière les risques associés au trafic d’espèces sauvages en ligne, via de multiples accords intergouvernementaux conclus par plus de 180 gouvernements engagés dans la lutte contre la cybercriminalité liée aux espèces sauvages. Le problème est de mieux en mieux reconnu par la CITES qui a adopté une Résolution ferme ainsi que des Décisions sur la cybercriminalité liée aux espèces sauvages, et a créé un Groupe de travail international sur la cybercriminalité contre les espèces sauvages. Au plan international, IFAW a également pu attirer l’attention des membres du Congrès mondial des Nations Unies sur le crime ainsi que du G7. Six gouvernements ont amorcé une tendance bienvenue en renforçant leur législation contre le commerce illicite d’espèces sauvages sur Internet ou en s’engageant dans cette direction depuis le début de notre travail.

IFAW n’a de cesse de soutenir les efforts des forces de l’ordre en signalant des cas nécessitant une enquête plus poussée et en formant plus de 100 membres des forces de l’ordre dans six pays africains à la détection de la cybercriminalité contre les espèces sauvages. En coopération avec les forces de l’ordre, notre travail a également conduit au blocage d’annonce par les sociétés en ligne, à la saisie d’objets et a des enquêtes sur certaines personnes dans différents pays, notamment en Australie, en France, en Chine, aux États-Unis et aux Émirats arabes unis. En 2012, IFAW a soutenu le Project WEB (projet WEB) d’Interpol, la première opération paneuropéenne visant à enquêter sur le commerce en ligne d’ivoire et regroupant neuf organisations de forces de l’ordre européennes.

Cependant, il reste de nombreux défis à relever pour surveiller le commerce dans un environnement Internet de plus en plus complexe et diversifié, où un nombre croissant de plateformes et d’applications de messagerie directe offrent des myriades de possibilités d’échanger des biens en ligne, tout comme l’usage intensif des réseaux sociaux et l’existence de l’Internet clandestin.

Les gouvernements à travers le monde doivent donner les moyens aux autorités d’identifier et de poursuivre en justice les cybercriminels auteurs du commerce d’espèces sauvages. Dans le secteur privé, les sites de vente en ligne et les réseaux sociaux doivent barrer l’accès aux trafiquants qui chercheraient à faire un usage illicite de ces plateformes pour leur propre profit. Quant aux consommateurs, ils peuvent participer à la lutte en signalant les annonces et messages potentiellement illégaux sur les sites qui les hébergent.

Article :

INTERPOL et IFAW co-animent un atelier intersectoriel contre la cybercriminalité liée aux espèces sauvages

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