Meet Us Don’t Eat Us

Menée conjointement par IFAW et IceWhale (Icelandic Whale Watching Association), la campagne « Meet Us Don’t Eat Us » (Venez à notre rencontre, ne nous mangez pas) a été lancée à Reykjavik pendant l’été 2010. À ce jour, quelque 200 bénévoles issus de 26 pays ont pris part à cette campagne, qui se déroule chaque année entre mai et septembre à Reykjavik.

Meet us don't eat us!

Le but est de communiquer aux touristes quelques informations essentielles sur la consommation de viande de baleine en Islande et d’obtenir d’eux qu’ils soutiennent la protection des baleines et l’interdiction de la chasse commerciale dont elles sont victimes. Nous les incitons ainsi à boycotter la viande de baleine servie dans les restaurants de Reykjavik. En réalité, la consommation de viande de baleine n’est pas si répandue en Islande (environ trois pour cent seulement des Islandais en mangent régulièrement, selon un sondage réalisé en octobre 2013 par Capacent Gallup). Par conséquent, lorsque les touristes goûtent à la viande de baleine, ils contribuent directement au nombre de baleines tuées. En outre, la chasse à la baleine n’a rien d’une activité traditionnelle en Islande. La chasse à la baleine commerciale n’a vu le jour qu’en 1948, avec la compagnie Hvalur, Inc. à Hvalfjörður. Avant cette date, cette activité était principalement le fait des Norvégiens, des Anglais, des Danois, des Hollandais et des Basques notamment.

La campagne « Meet Us Don’t Eat Us » se veut porteuse d’espoir. En effet, même si nous évoquons un sujet grave, nous ne manquons pas d’expliquer aux touristes et aux Islandais que l’observation responsable des baleines constitue une alternative durable pour profiter de ces animaux. Cette solution est plus souhaitable aussi bien pour les baleines que pour l’économie islandaise. En distribuant des tracts d’information, en faisant de la publicité pour les restaurants ne servant pas de viande de baleine (reconnaissables aux stickers « whale friendly » collés à leurs fenêtres), en recueillant des signatures sur des cartes postales que nous remettons régulièrement au ministère des Pêches afin de l’inciter à mettre un terme à la chasse à la baleine et en encourageant les gens à soutenir l’observation responsable des baleines, nous leur faisons prendre conscience de l’impact de leur comportement et de leurs choix personnels.

Quatre-vingt pour cent des baleines de Minke abattues en Islande sont harponnées à proximité des zones d’observation des baleines, dans la baie de Faxaflói, non loin de Reykjavik. Jamais plus ces baleines ne pourront régaler les yeux des touristes. Les opérateurs proposant des excursions d’observation et travaillant en étroite coopération avec IFAW pour faire cesser la chasse à la baleine le savent pertinemment : l’observation des cétacés et la chasse à la baleine ne peuvent coexister. Les études réalisées jusqu’à présent font état d’une diminution de moitié de la consommation de viande de baleine par les touristes depuis le lancement de notre projet. Nous n’allons pas nous arrêter en si bon chemin.

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