Portez-vous volontaire pour étudier les baleines

Le programme de recherches sur les baleines et les dauphins de la Grande Barrière de corail (Great Barrier Reef Whale and Dolphin Research Programme) donne l’opportunité de travailler aux côtés de scientifiques de renommée mondiale, de la mi-juillet à la mi-septembre, dans le cadre d’une étude sur les baleines à bosse au large de l’Australie.

En 1979, l’Australie a adopté une politique pour lutter contre la chasse à la baleine, mettant ainsi un terme à cette pratique dans les eaux australiennes. Au même moment, le pays a porté tous ses efforts sur la protection et la conservation des baleines.

Ce travail de protection et de conservation perdure aujourd’hui, et nous vous offrons la possibilité de gagner une expérience de terrain.

En effet, IFAW soutient les équipes de Blue Planet Marine dans leur mission de sauvegarde des populations de baleines dans l’hémisphère sud. Nous sommes heureux de vous inviter à participer à cet effort de recherche absolument vital !

Dans le cadre du programme de recherches sur les baleines et les dauphins de la Grande Barrière de corail, vous serez amenés à travailler aux côtés de scientifiques de renommée mondiale, de la mi-juillet à la mi-septembre, pour les assister dans leur étude sur les baleines à bosse, dans l’un des plus beaux endroits de la planète.

Inscrivez-vous en tant que citoyen amateur sur le site gbr.blueplanetmarine.com.

Si vous ne vous sentez pas encore prêt à faire le grand plongeon, peut-être que ce billet de Lesley Douglas, chercheuse en sciences marines au MSC, vous convaincra !  --RK

Comme pour d’autres espèces de baleine, la baleine à bosse a été chassée jusqu’à sa quasi-extinction. Aujourd’hui protégées contre la chasse, certaines populations de baleines à bosse semblent en bonne voie. Pour d’autres en revanche, le doute subsiste.

Le Pacifique sud abrite plusieurs populations (stocks reproducteurs) de baleines à bosse. Parmi elles, le stock reproducteur du Pacifique sud-ouest se compose de plusieurs sous-stocks provenant des Îles du Pacifique sud. Dans leur ensemble, ces baleines forment une population relativement solide et croissante. Mais ce constat ne vaut pas pour tous les sous-stocks si on les étudie à la loupe, car la croissance d’un sous-stock peut très bien masquer le déclin d’un autre. Ces incertitudes ont poussé la Commission baleinière internationale (CBI) et l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) à ne pas se prononcer sur la façon dont il faut gérer ces baleines, car elles estiment que nous ne détenons pas suffisamment de connaissances pour prendre des décisions éclairées sur la gestion de la conservation des baleines à bosse dans le Pacifique sud-ouest. Et vous savez quoi ? Elles ont raison.

Le Pacifique sud abrite plusieurs populations (stocks reproducteurs) de baleines à bosse. Parmi elles, le stock reproducteur du Pacifique sud-ouest se compose de plusieurs sous-stocks provenant des Îles du Pacifique sud.

Pour l’heure, nous ne savons pas si les sous-stocks reproducteurs de baleines à bosse dans le Pacifique sud-ouest doivent être étudiés dans leur ensemble ou séparément. C’est comme si l’on essayait de résoudre un puzzle sans avoir toutes les pièces en main. C’est tout simplement impossible. Le Comité scientifique de la CBI s’est dit du même avis et a déclaré que les études sur la structure des stocks étaient prioritaires dans la recherche sur ces populations.

Blue Planet Marine (BPM) et le Cetacean Ecology and Acoustics Laboratory (CEAL, de l’université du Queensland, en Australie), font tout leur possible pour résoudre une partie du puzzle et permettre à la CBI et à l’UICN de prendre des décisions plus éclairées en matière de gestion de la conservation. Mais pour cela nous avons besoin de vous.

Notre travail se concentre sur le sous-stock de baleines à bosse qui peuplent l’est de l’Australie, soit la population de baleines à bosse qui se reproduit le plus vite dans le monde. Avec environ 24 500 individus et un taux de croissance élevé, cette population semble remporter la palme, mais l’heure est à la prudence, car nous ne connaissons pas les mélanges qui s’opèrent entre cette population et les autres sous-stocks de la région. En bref, nous ne savons pas où poser les limites de ces sous-populations et ne connaissons pas le nombre d’individus que chacune renferme. Des données pourtant essentielles dans le domaine de la gestion des populations.

Les sympathisants d’IFAW peuvent aider. Il suffit pour cela de nous rejoindre en tant qu’assistant de recherche dans le cadre de notre programme. Chaque année, entre juillet et septembre, BPM et CEAL conduisent des recherches sur la Grande Barrière de corail (GBC), une zone où les baleines à bosse de l’est de l’Australie viennent se reproduire et mettre bas avant de rejoindre l’Antarctique en été pour se nourrir. Durant cette période, nous collectons des données pour identifier les zones de la GBC les plus fréquentées par les baleines à bosse pour leurs activités de reproduction, recueillir des informations sur la structure des sous-stocks de baleines à bosse de l’est australien et mieux comprendre leur système de communication et les éventuelles conséquences des activités humaines sur les zones de reproduction de la BDC.

Le programme a méticuleusement été conçu par les scientifiques de BPM et du CEAL. Conduit depuis trois navires océanographiques, il se déroule intentionnellement en pleine période de migration des baleines à bosse de l’est australien. Avec votre aide, le programme pourra combler ses lacunes actuelles et permettra à la CBI et à l’UICN de prendre des décisions éclairées sur la gestion de ces formidables animaux, que nous souhaitons tous voir s’épanouir.

Pour en savoir plus sur le programme et vous garantir une place parmi nous, rendez-vous sur le site gbr.blueplanetmarine.com

LD

Post a comment