Où les éléphants vont-ils ?

Où les éléphants vont-ils ?
Mercredi, 2 Novembre, 2016
Amboseli, Kenya

Cette semaine, deux éléphants de l’écosystème d’Amboseli ont été équipés de colliers GPS. Les colliers transmettent un signal satellite et radio grâce à un système de géo-positionnement (GPS) permettant de cartographier les routes de migration qu’utilisent les éléphants et d’identifier jusqu’où ces derniers sont prêts à se déplacer pour trouver de l’eau et de la nourriture. La pose des colliers a été réalisée par une équipe de scientifiques, de chercheurs et de vétérinaires du Kenya Wildlife Service (KWS) en collaboration avec IFAW (le Fonds international pour la protection des animaux).

« Les éléphants ont besoin d’espace et de ressources pour être libres, survivre et perpétuer leur rôle essentiel dans l’écosystème de la région. Humainement parlant, les informations collectées nous permettront de connaître les critères qui pèsent dans les choix de vie de ces géants », a déclaré Azzedine Downes, Directeur général d’IFAW. « Nous pourrons ainsi plaider pour la connexion de leurs habitats de prédilection en sécurisant les corridors les plus importants et les zones indispensables à la conservation des richesses sauvages d’Amboseli, et notamment des éléphants. »

L’écosystème d’Amboseli abrite plus de 1 400 éléphants lesquels passent 80 % de leur temps en dehors du parc national d’Amboseli. Depuis 2012, IFAW a posé des colliers sur 12 éléphants d’Amboseli en partenariat avec le KWS. Les informations recueillies grâce à ces colliers indiquent que les éléphants ont couvert plus de 17 000 kilomètres carrés d’ouest en est, de Magadi et du mont Suswa jusqu’au parc de Tsavo Ouest. Certains éléphants, notamment des mâles, ont même été localisés à la frontière du Kenya et de la Tanzanie. Les colliers ont en outre permis de constater que certains éléphants avaient cherché de la nourriture à proximité de champs protégés par des clôtures électriques, ce qui montre l’efficacité des colliers dans la prévention du pillage des récoltes par les animaux et dans la réduction des risques de conflit liés à ces pillages.

Sospeter Kiambi, coordinateur du programme Éléphants du KWS, précise : « Si les colliers satellites permettent de comprendre comment les éléphants utilisent leur habitat dans le temps et dans l’espace, ils permettent également de renforcer la lutte contre le braconnage à l’aide des alertes d’immobilité et du géorepérage. Grâce à ces nouvelles technologies, les agents de protection de la faune sauvage ont une longueur d’avance sur les braconniers et peuvent prévenir les conflits entre les humains et les éléphants (CHE), deux menaces considérables qui pèsent de plus en plus sur la conservation des éléphants dans l’écosystème d’Amboseli. »

IFAW et le KWS mènent ces recherches dans le cadre du projet Amboseli d’IFAW qui vise à renforcer les capacités du KWS en matière de répression, à établir des corridors et des aires de dispersion dans les régions habitées, à sensibiliser le public aux problématiques de conservation, à développer l’écotourisme au niveau local et à apaiser le conflit entre les humains et les éléphants.

 

FIN

 

À propos d'IFAW (le Fonds international pour la protection des animaux)

Fondé en 1969, IFAW sauve les animaux en détresse tout autour du globe. Grâce à des projets dans plus de 40 pays, IFAW vient en aide à tout animal le nécessitant, œuvre pour prévenir la cruauté envers les animaux et plaide pour la protection des animaux sauvages et de leurs habitats. Pour plus d'informations, visitez notre site web : www.ifaw.org. Suivez-nous sur Facebook et Twitter.

À propos du KWS (Kenya Wildlife Service)

Le KWS est mandaté pour conserver et gérer la faune sauvage du Kenya, mais aussi pour lutter contre la fraude dans ce domaine. Cet organe de l’État prend en charge la conservation et de la gestion des ressources naturelles à travers toutes les aires et systèmes protégés en collaboration avec des acteurs chargés de la protection et de la gestion durable des espèces sauvages. Le KWS a lancé un programme de protection des espèces sauvages par les communautés locales en collaboration avec d’autres organisations afin de sensibiliser les communautés qui vivent dans les espaces naturels des espèces sauvages – tels que les corridors et les aires de dispersion en dehors des parcs et des réserves – à la conservation de la biodiversité. Le programme repose sur le principe suivant : si les communautés bénéficient des espèces sauvages et d’autres ressources naturelles, elles en prendront forcément soin.

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