Les premiers œufs des manchots du Cap ont éclos au centre

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Ces nouvelles nous ont été envoyées par François Louw, Responsable marketing et développement de la SANCCOB (Southern African Foundation for the Conservation of Coastal Birds). —CP

 

Les quatre premiers œufs de manchots du Cap de l’année ont éclos à la SANCCOB, un centre dédié à la protection aux oiseaux marins soutenu par IFAW et situé au Cap, en Afrique du Sud.

Le personnel de la SANCCOB surnomme cette période de l’année « la saison des œufs », en raison de la quantité d’œufs de manchots recueillis par les rangers de SANParks (l’organisme en charge des parcs nationaux sud-africains) et de CapeNature.

Vingt-neuf œufs sont actuellement placés dans les incubateurs du centre, et d’autres devraient les y rejoindre dès juillet.

Ces œufs ont été abandonnés par des couples de manchots ou pondus hors des colonies protégées, ce qui met en péril à la fois leur survie et celle de leurs parents. Dans ce genre de cas, les parents sont replacés au sein du périmètre sécurisé de leur colonie et les œufs sont rapatriés à la SANCCOB.

Au cours des trois prochains mois, les embryons se développeront sous l’œil attentif du personnel, des stagiaires et des bénévoles  de la SANCCOB. Une fois éclos, les jeunes manchots continueront de grandir jusqu’à ce qu’ils soient assez grands et autonomes pour être remis en liberté.

 

Un manchot du Cap qui vient de sortir de son œuf pèse environ 70 grammes et doit être nourri six fois par jour d’une bouille constituée de divers poissons, d’eau et de vitamines. C’est aux membres de l’unité spécialisée dans l’élevage des poussins de la SANCCOB que revient cette tâche.

Une fois que les manchots ont atteint l’âge de la mue (environ trois mois), qu’ils pèsent environ 2,6 kilos et qu’ils ont développé un plumage imperméable, l’équipe vétérinaire et de réhabilitation de la SANCCOB peut donner son feu vert. Ils sont alors remis en liberté dans une colonie par les bénévoles et employés de la SANCCOB, avec l’aide des rangers de SANParks et de CapeNature.

Les manchots du Cap, l’une des espèces les plus emblématiques d’Afrique du Sud, sont considérés en danger d’extinction depuis 2010. Selon les estimations, leur population s’élève aujourd’hui à quelque 25 000 couples à l’état sauvage, soit environ 2,5 % du million de couples que l’on dénombrait au début du XXe siècle. Face à un tel déclin, chaque manchot compte dans la survie de cette espèce, d’autant que le taux net de fécondité est d’environ deux poussins par couple et par an.

Le travail de la SANCCOB auprès des manchots du Cap s’inscrit dans le cadre du CBP (Chick Bolstering Project), un projet multilatéral qui a permis d’élever et de remettre en liberté près de 4 000 manchots depuis 2006.

Des études indépendantes confirment que les chances de survie des manchots élevés au centre sont similaires à celles des manchots à l’état sauvage, prouvant que ces mesures de conservation sont efficaces.

La SANCCOB dépend du soutien d’organisations telles qu’IFAW pour mener son travail à bien et élever ces poussins.

François Louw

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