Les dernières propositions de la CITES prônent la défense les pangolins

Cette semaine, plusieurs pays ont soumis des propositions pour intégrer le pangolin à l’Annexe I de la CITES.

Cette semaine, plusieurs pays ont soumis des propositions pour intégrer le pangolin à l’Annexe I de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES), le premier traité international qui gouverne le commerce des espèces sauvages et dont presque tous les pays du monde sont signataires.

La 17e Conférence des Parties (CoP17) aura lieu en septembre à Johannesburg, en Afrique du Sud. Les demandes visant à inscrire le pangolin sur la liste des espèces menacées d’extinction seront étudiées lors de la CoP, au même titre que celles visant à protéger le perroquet gris du Gabon, certaines espèces de requins et les lions. Une délégation d’IFAW sera présente et fera tout son possible pour que ces demandes soient entendues et se concrétisent.

 

Parmi les demandes enregistrées, voici la liste des espèces de pangolin et délégations nationales concernées :

  • Le grand pangolin de l’Inde : Inde et États-Unis (avec le soutien du Bangladesh, du Népal, du Pakistan et du Sri Lanka)
  • Le pangolin javanais et le pangolin de Chine : Vietnam, Bhoutan et États-Unis
  • Le pangolin des Philippines : Philippines
  • Les quatre espèces de pangolin d’Afrique : République centrafricaine, Tchad, Côte d’Ivoire, Gabon, Guinée, Kenya, Libéria, Nigéria, Sénégal, Afrique du Sud, Togo et États-Unis

Depuis 2000, toutes les espèces de pangolin sont inscrites à l’Annexe II de la CITES, et le quota de commerce des quatre espèces d’Asie a été réduit à zéro. Malheureusement, cette liste autorise le commerce légal des espèces africaines, qui sert de couverture aux pratiques illégales d’un trafic international très lucratif. En effet, le nombre de pangolins victimes du braconnage et du trafic est estimé chaque année à plus de 100 000 individus.

 

Par ailleurs, comme les pangolins sont habituellement commercialisés pour leurs écailles et pour leur viande, il est impossible de différencier les espèces sans avoir recours à des tests génétiques coûteux, ce qui rend d’autant plus floue la frontière entre les pratiques qui relèvent du commerce légal et celles qui relèvent du trafic. En revanche, si les huit espèces de pangolin existantes figuraient sur la liste de l’Annexe I, comme demandé, cela faciliterait le travail des forces de l’ordre, voire mettrait quasiment un terme au trafic de toutes les espèces de pangolin.

Depuis plusieurs années, IFAW mène de front la lutte contre le trafic de pangolins, et ces propositions sont très encourageantes. L’année dernière, IFAW a co-écrit et fait circuler une pétition pour que le pangolin soit considéré par l’Endangered Species Act (ESA, loi américaine sur les espèces menacées d’extinction) comme une espèce en danger. Mais nous n’avons franchi la première étape du processus que le mois dernier. Il reste encore un long chemin à parcourir avant que l’ESA et la CITES ne garantissent aux pangolins la protection dont ils ont tant besoin, à la fois aux États-Unis et dans le monde entier.

Mark Hofberg

 

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