Le Kenya détruit ses stocks d’ivoire

Le Kenya détruit ses stocks d’ivoire
Mardi, 3 Mars, 2015
Nairobi, Kenya

Le Kenya a réaffirmé son engagement dans la lutte contre le braconnage et le trafic d’espèces sauvages en incinérant 15 tonnes d’ivoire, le 3 mars 2015.

Le brasier a été allumé par M. Uhuru Kenyatte, Président de la République du Kenya, sur le site de destruction d’ivoire du parc national de Nairobi, à l’endroit même où deux de ses prédécesseurs (Mwai Kibaki et Daniel Moi) avaient respectivement détruit 5 tonnes en 2011 et 12 tonnes en 1989. La cérémonie de 1989 avait attiré l’attention des médias et favorisé l’interdiction du commerce international de l’ivoire instaurée en 1990.

« Le Kenya continue d’être le fer de lance de la lutte contre le braconnage. Cette destruction veut montrer que l’ivoire n’a de valeur que pour les éléphants. En brûlant son stock d’ivoire, le Kenya contribue de manière significative à la mobilisation internationale qui se traduira un jour ou l’autre par la fin du commerce de l’ivoire », a déclaré Azzedine Downes, Directeur général d’IFAW.

La destruction de ces stocks d’ivoire s’inscrit dans le contexte d’une explosion sans précédent du braconnage des éléphants, suscité par le trafic de l’ivoire. On estime que plus de 35 000 éléphants sont tués, en moyenne, chaque année en Afrique. Pis, les quantités d’ivoire de contrebande saisies augmentent d’année en année à l’échelle mondiale : 24,3 tonnes en 2011, 30 tonnes en 2012 et 41,5 tonnes en 2013. La majeure partie de l’ivoire illégal est destinée à l’Asie, en particulier à la Chine, où cet « or blanc » tant convoité a connu une augmentation considérable de sa valeur en tant que véhicule d’investissement.

La destruction de l’ivoire kenyan coïncide avec la célébration de la deuxième Journée mondiale de la vie sauvage, une initiative du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), avec la journée d’hommage à Wangari Muta Maathai, lauréate du prix Nobel de la paix, pour sa contribution à la protection de l’environnement, et enfin avec la Journée africaine de l’environnement.

Brassant près de 15 milliards d’euros de revenus annuels, le trafic d’animaux sauvages est aujourd'hui la quatrième activité criminelle la plus lucrative au monde juste derrière le trafic de drogues, de contrefaçons et la traite d’êtres humains. Dans le cadre d'une initiative internationale visant à renforcer les capacités de lutte contre le trafic de faune sauvage, IFAW forme les forces de l'ordre dans de nombreux pays d'Afrique, du Moyen-Orient, d'Asie, d'Océanie et des Caraïbes.

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