Des enfants rejoignent les bancs de l’école à Amboseli grâce à IFAW

Les lauréats des bourses pour l’éducation d’IFAW, aux côtés de membres de l’OOGR et d’IFAW

L’éducation est l’arme la plus puissante qu’on puisse utiliser pour changer le monde – Nelson Mandela

Si vous êtes capable de lire ces lignes, vous avez selon toute vraisemblance bénéficié d’une certaine forme d’éducation dans votre vie, éducation qui vous a ouvert au monde et permis de saisir des opportunités qui ne se seraient jamais présentées autrement.

Malheureusement, d’autres n’ont pas eu cette chance, non par manque d’infrastructures ou de volonté, mais faute d’argent. Dans de nombreux pays du globe, l’éducation de qualité coûte trop cher pour de nombreuses personnes.

Ainsi, à Amboseli, au sud du Kenya, payer les frais de scolarité en primaire est assez difficile, et accéder à l’enseignement supérieur relève du chemin de croix. La plupart des habitants de la région vivent exclusivement des revenus qu’ils tirent de l’élevage de bétail. Les familles modestes possèdent généralement quelques chèvres et moutons, dont elles se servent pour mettre du lait, et parfois de la viande, sur la table. D’autres familles plus pauvres n’ont même pas cette chance.

C’est la raison pour laquelle l’un des axes du Projet pour les éléphants d’Amboseli mené par IFAW s’articule autour de l’éducation des jeunes générations.

En partenariat avec le ranch collectif d’Olgulului-Olalalarshi, avec lequel IFAW a signé un mémorandum d’entente, nous nous sommes fixés l’objectif ambitieux de prendre en charge l’éducation secondaire et supérieure d’au moins 66 élèves prometteurs, et ce, pendant 4 ans. La bourse couvrira les frais de scolarité, le matériel scolaire, le logement, les frais de transport si nécessaire, et certaines petites dépenses de la vie courante.

À la fin du mois d’avril, 41 dossiers avaient été examinés et validés, et la bourse versée aux familles. Treize boursiers sont à l’université, six visent un certificat d’enseignement, trois d’entre eux suivent des cursus médicaux, huit étudient la gestion de la faune sauvage et onze boursiers sont encore au lycée. Il reste encore 25 bourses à pourvoir, et nous avons bon espoir de trouver preneur avant la fin de l’année 2015.

Des membres de l’équipe d’IFAW Afrique de l’Est ont eu l’occasion de rencontrer en personne 34 des 41 boursiers à Amboseli. Cette réunion, que nous espérons reconduire chaque trimestre, offre une occasion rêvée pour tenir des sessions de tutorat individuelles avec les étudiants et en apprendre plus sur eux. 

Nous en avons également profité pour les sensibiliser au travail d’IFAW dans l’écosystème d’Amboseli, en espérant que cela les motive à s’engager pour la protection de la biodiversité dans la région. Les jeunes nous ont quant à eux posé des questions sur la gestion des terres, sur les conflits entre hommes et animaux et sur la poursuite de leurs études. Bien que la plupart d’entre eux soient nés ici, à Amboseli, certains n’avaient qu’une vague connaissance de l’écosystème de la région, et notamment du corridor de Kitenden, un territoire qu’IFAW a loué à la communauté maasaï implantée ici.

Conscients que cette bourse pourra changer leur vie, celle de leur famille, de leur communauté et au-delà, les lauréats ont exprimé leur gratitude à l’égard d’IFAW.

Dans les jours qui ont suivi cette première rencontre, nous avons ainsi reçu plusieurs messages de remerciement :

« Lorsque mon fils Kelvin est rentré à la maison de sa réunion avec IFAW, il ne pouvait cacher sa joie. Il m’a raconté sa journée, et je lui ai expliqué que sans IFAW il n’aurait pu aller à l’école. Nous remercions sincèrement IFAW pour cette noble entreprise », nous a ainsi écrit Solomon Loomba, père de l’un des élèves.

« Personne ne peut nier l’action d’IFAW à Amboseli, surtout dans le domaine de l’éducation. J’espère que vous pourrez développer ce programme dans d’autres ranchs », commente pour sa part Edson Nailianga, étudiant boursier de l’université de Moi.

Jacqueline Nyagah

Pour en savoir plus sur notre travail à Amboseli, veuillez consulter notre page consacrée au Projet sur les éléphants d’Amboseli.

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