Fuite d’informations confidentielles : un rapport fédéral confirme que le massacre des phoques n’a aucune justification scientifique

L’obsession du Canada pour la chasse aux phoques défie de plus en plus l’entendement.

Ce billet a d’abord été publié dans le Huffington Post Canada le 15 juillet dernier sous le titre « The Government’s Grey Seal Cull is Not Based on Science ».

Un rapport interne du gouvernement récemment obtenu par le Blacklock’s Reporter et estampillé « CONFIDENTIEL » confirme qu’il n’y a aucun lien scientifique entre les populations de phoques gris et les stocks de poissons, contrairement à ce que les autorités canadiennes affirment pour justifier le massacre des phoques.

Ce rapport daté de 2015 à l’attention de la ministre canadienne des Pêches et des Océans explique « l’absence de lien scientifique explicite entre la diminution des ressources benthiques et la présence accrue des phoques gris… » en dépit des « commentaires anecdotiques de certains pêcheurs, convaincus qu’il existe une forte corrélation entre ces deux espèces… »

Peut-on faire plus péremptoire ?

Gail Shea, la ministre des Pêches, est bien consciente qu’il n’y a aucun lien scientifique entre les populations de phoques gris et les stocks de poissons benthiques. Il n’y a là que des « commentaires anecdotiques » et des « convictions ».

En outre, les scientifiques de son propre ministère ont déjà signalé qu’il n’existait pas de preuve scientifique suggérant que le massacre des phoques pourrait contribuer à la reconstitution des stocks de poissons, mentionnant également qu’il « n’était pas possible de fixer un niveau de réduction de la population de phoques qui serait nécessaire ou suffisant pour inverser le déclin des stocks de morue. »

Pourtant, les responsables politiques canadiens continuent d’insister sur la nécessité de massacrer les phoques gris en s’appuyant sur de rares témoignages de pêcheurs qui considèrent que les phoques font concurrence à leur activité.

Le ministère des Pêches et des Océans est connu pour motiver ses décisions de gestion sur des critères politiques plutôt que scientifiques. Mais l’obsession du Canada pour le massacre des phoques défie de plus en plus l’entendement.

Il y a très peu de débouchés commerciaux pour les produits dérivés du phoque ; l’industrie du phoque peine à créer de la demande depuis des années. Et ce n’est pas faute d’efforts ou de financements : chaque année, l’argent du contribuable canadien s’évapore par millions pour financer des études de rentabilité commerciale et pour la recherche et le développement de produits dérivés.

En dépit de la vanité de ces efforts, le gouvernement Harper a subventionné la vente de produits dérivés du phoque à hauteur de 5,7 millions de dollars et le gouvernement de la province de Terre-Neuve-et-Labrador a offert 9,2 millions de dollars à l’industrie du phoque pour éviter la faillite depuis 2012.

La situation est à ce point critique que le gouvernement canadien envisage même de commercialiser des pénis de phoques sous forme d’aphrodisiaques en Asie.

Il n’y a pas de justification scientifique au massacre des phoques, il n’y a pas de demande pour les produits dérivés du phoque, et il est peu probable que la poursuite de la chasse au phoque ait un quelconque intérêt électoral, même dans les provinces de l’Atlantique 

Le massacre des phoques n’a aucun sens. Il est plus que temps d’arrêter de gaspiller l’argent du contribuable pour justifier la mort de ces mammifères marins et au contraire d’apprendre à mieux gérer nos activités pour coexister avec cette espèce.

Sheryl Fink

Stoppez le projet du gouvernement canadien visant entre autres à commercialiser les pénis des phoques, envoyez votre message aux ministres dès aujourd'hui.

Post a comment

Nos experts

Directeur général
Directeur général
Céline Sissler-Bienvenu, Directrice France et Afrique francophone
Directrice France et Afrique francophone
Directeur régional, Moyen-Orient et Afrique du Nord
Directeur régional, Moyen-Orient et Afrique du Nord
Dr. Maria (Masha) N. Vorontsova, Directrice Russie et CEI
Directrice Russie et CEI
Faye Cuevas, Vice-présidente
Vice-présidente
Grace Ge Gabriel, Asia Regional Director
Directrice régionale Asie
Kelvin Alie, Vice-président exécutif
Vice-président exécutif
Rikkert Reijnen, Directeur du programme criminalité faunique
Directeur du programme criminalité faunique
Représentant d’IFAW en Allemagne
Représentant d’IFAW en Allemagne
Staci McLennan, Directrice régionale pour l'Union européenne
Directrice régionale pour l'Union européenne
Tania McCrea-Steele, Chef de projet international Criminalité en ligne
Chef de projet international, Criminalité liée à la faune sauvage
Vivek Menon, Conseiller principal du PDG sur les Partenariats stratégiques et la
Conseiller principal du PDG sur les Partenariats stratégiques et la Philanthropie