Miss France au Kenya : des menaces qui pèsent sur les éléphants d’Amboseli

Nous sommes arrivés à Nairobi hier soir et ce matin dès 9 heures nous sommes sur le pied de guerre pour rejoindre le Parc national d’Amboseli. Nous avons rejoint le Parc à bord d’un avion du Kenya Wildlife Service qu’IFAW appuie sur le terrain pour protéger les derniers éléphants du Parc des menaces que sont le braconnage et la dégradation de leur habitat. Au cours du vol de 45 minutes, du hublot, nous découvrons la savane magnifique et ses premiers éléphants.

Après un déjeuner à l’hôtel, nous rencontrons la direction de la base du Kenya Wildlife Service. Sur le trajet, d’ores et déjà la faune d’Amboseli se dévoile à nous : des gnous, des gazelles, des zèbres, et bien sûr des éléphants, avec en toile de fond le Kilimandjaro.

Le Kenya Wildlife Service rassemble les hommes et les femmes qui ont la charge de protéger la faune au Kenya. En compagnie de l’équipe d’IFAW, je leur remets un chèque de 70 000$ qu’IFAW offre au KWS pour financer tout ce qui contribue à l’intensification de la présence des rangers sur le terrain dans le parc, à commencer par exemple par le carburant.

Avec les explications très précises de Steve, qui travaille ici pour IFAW, au Kenya, j’ai pu mieux comprendre les deux menaces majeures qui pèsent sur les éléphants et les menace de disparition.

Le braconnage tout d’abord. Les braconniers sont maintenant équipés d’armes de guerre, ils sont extrêmement efficaces. Le braconnage qui touchait très peu Amboseli il y a quelques années est désormais une plaie ici aussi. Le braconnage tue les éléphants mais il tue aussi des hommes : 6 rangers sont morts, ici, au Kenya, sous les balles des braconniers. Aider les rangers est un premier point mais il faut aussi supprimer la demande pour l’ivoire qui provient d’Asie essentiellement. C’est pour cette raison qu’IFAW, qui a un bureau en Chine, organise des campagnes d’information pour sensibiliser la population et lui expliquer qu’acheter de l’ivoire tue les éléphants.

L’autre menace est la perte de leur habitat. Les communautés qui habitent le parc et ses abords s’accroissent, cultivent, font commerce et toutes ces activités humaines empiètent insidieusement sur le territoire des éléphants, et réduit les couloirs de migration des éléphants. Il en résulte que les éléphants détruisent des cultures, s’attaquant parfois aux hommes. IFAW travaille avec les communautés pour expliquer ce phénomène et trouver des solutions qui permettront aux hommes et aux éléphants de cohabiter en paix. Comme l’a bien résumé Steve : « Pour gérer les populations d’éléphants, il faut d’abord gérer les hommes qui vivent à côté d’eux.»

Cette rencontre avec l’équipe d’IFAW au Kenya et les rangers du Kenya Wildlife Service m’a fait prendre conscience du travail très risqué qu’ils mènent au quotidien. Sans eux, nous n’avons aucune chance de sauver les éléphants. Ils ont besoin de soutien, ils ont besoin de moyens, ils ont besoin que les amoureux des animaux tels que vous et moi les aident.

Post a comment

Nos experts

Céline Sissler-Bienvenu, Directrice France et Afrique francophone
Directrice France et Afrique francophone
Dr. Cynthia Moss, IFAW Elephant Expert
IFAW Experte éléphants
Grace Ge Gabriel, Asia Regional Director
Directrice régionale Asie
James Isiche, Directeur régional Afrique de l’Est
Directeur régional Afrique de l’Est
Directeur du programme Éléphants, Directeur régional Afrique australe
Directeur du programme Éléphants, Directeur régional Afrique australe
Peter Pueschel, Directeur Accords internationaux sur l'environnement
Directeur Accords internationaux sur l'environnement
Vivek Menon, Directeur du Wildlife Trust of India, partenaire d'IFAW
Directeur du Wildlife Trust of India, partenaire d'IFAW