À la Banque mondiale, on s’interroge sur la valeur du tigre

Il y a un an déjà, le Fonds international pour la protection des animaux était en Russie pour rencontrer les délégations des treize pays de l’aire de répartition du tigre. La conclusion sans équivoque que nous avions tirée alors est toujours d’actualité : nous ne pourrons pas sauver les tigres sans former et équiper convenablement les gardes forestiers qui les protègent.

Le Sommet international du tigre de Saint-Pétersbourg a marqué une étape historique pour la protection du tigre et de la faune sauvage dans son ensemble ainsi que pour l’avenir de notre planète.

Hier, nous nous sommes réunis au siège de la Banque mondiale à Washington afin de souligner la nécessité de concrétiser ce nouvel élan de protection. Nous avons également réaffirmé le soutien d’IFAW au projet visant à doubler le nombre de tigres vivant en liberté avant la prochaine année du Tigre en 2022.

Le Sommet du tigre a marqué un tournant historique : pour la première fois, les hauts responsables politiques des pays de l’aire de réparation du tigre s’asseyaient autour de la table pour sauver une espèce. L’engagement pris par les dirigeants mondiaux, et notamment celui de M. Zoellick, le président de la Banque mondiale, a été décisif et continue de jouer un rôle significatif dans la protection des tigres. Mais les intervenants présents ici à Washington, au même titre que les dirigeants de la communauté mondiale dans son ensemble, sont tenus de s’assurer que ces efforts ne seront pas avortés. Nous devons trouver de nouvelles façons de travailler de concert afin que les promesses faites lors de ce sommet se concrétisent sur le terrain et protègent les tigres de la destruction de leur habitat, du braconnage et du commerce. 

Le marché noir du tigre et d’autres espèces menacées forme un cercle vicieux : le commerce de parties du tigre stimule la demande, induit la confusion chez les consommateurs et complique le travail des forces de l’ordre. Si la demande de parties de tigres cessait, il n’y aurait simplement plus de braconnage.

Voilà pourquoi IFAW a adopté une approche globale visant à mettre un terme au commerce du tigre en s’attaquant à chaque maillon de la chaîne commerciale, des braconniers aux consommateurs, en passant par les trafiquants. Cela suppose notamment de concentrer nos efforts sur la réduction de la demande et sur la prévention du commerce de parties de tigres dans les pays concernés en mettant en œuvre des campagnes de sensibilisation et d’éducation, et en dotant les forces de l’ordre des moyens nécessaires.

Nous concentrons nos actions sur la Russie, la Chine, l’Inde et le Bhoutan, mais ce ne sont pas les seuls pays qui ont besoin de notre aide aujourd’hui. Nous entendions dire hier que le marché du luxe stimulait la demande de parties du tigre, et qu’il nous fallait, pour endiguer le phénomène, convaincre l’opinion publique qu’un tigre vivant valait plus qu’un tigre mort. Mais il nous faudrait surtout les convaincre que la vie d’un tigre n’a pas de prix.

-- AD

Commentaires: 2

 
Anonyme
3 years ago

VOUS AVEZ CA ARRETTER LE COMERCE DES PARTIS

 
Anonyme
3 years ago

BONJOUR JE MAPPELLE LEA J4AI 32 ANS JE SUIS HANDICAPEE PHISIQUE DEPUIS QUE JE SUIS PETITE JADORE LES TIGRE
ET JE LES DEFANS SILS DISPARAISSES C4EST COMME UNE PARTIS DE MOI QUI DISPARAITRA

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Responsable du sauvetage d’animaux sauvages, siège d’IFAW
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