Les souvenirs faits à partir d’animaux sauvages : quelques questions classiques

Si une espèce est réellement menacée, comment se fait-il que les produits qu’on en tire soient vendus ouvertement dans les centres de villégiature?

Les raisons sont multiples. Par exemple, il se peut qu’une espèce en particulier ne soit pas protégée par les lois locales, mais qu’il soit illégal de la transporter hors des frontières.

Il arrive aussi que les autorités locales soient corrompues ou qu’elles n’aient tout simplement pas le temps, les ressources ou les connaissances pour s’occuper de la conservation des espèces sauvages. De même, les représentants de la loi ferment souvent les yeux sur ce commerce illicite.

Que puis-je faire si je vois des produits qui me semblent provenir d’animaux menacés?

L’IFAW vous recommande d’aviser la police locale ou de vous adresser à la direction de l’hôtel, à votre voyagiste ou au bureau de tourisme local. Informez également vos compagnons de voyage pour qu’ils évitent eux aussi d’acheter ces produits.

Vous pouvez également expliquer au vendeur que vous préférez acheter d’autres sortes de produits ou souvenirs, qui ne proviennent pas d’animaux sauvages. N’oubliez pas que ce commerce est stimulé par la demande : Si on n’achète pas de produits, les animaux restent en vie.

Je croyais que les collectivités locales avaient besoin de ce commerce pour assurer leur survie?

Vous pouvez acheter bien d’autres choses que des produits fabriqués à partir d’animaux sauvages. En optant pour des créations d’artisans ou de regroupements locaux, par exemple, vous contribuez au soutien économique des collectivités environnantes (au lieu d’enrichir des braconniers ou des commerçants peu scrupuleux).

N’oubliez pas : la protection des animaux sauvages est la meilleure façon d’assurer le développement durable et l’avenir d’un pays pour tous les gens qui en dépendent.