Les tigres sont menacés d’extinction parce qu’on vend et qu’on achète certaines parties de leur corps.

En théorie, le commerce des tigres et des produits qu’on en tire est interdit par la Convention sur le commerce international des espèces sauvages menacées d'extinction (CITES). De plus, tous les pays où vivent des tigres ont adopté des lois nationales qui protègent ces grands félins contre le braconnage et le commerce.

En pratique, toutefois, le commerce illicite des produits dérivés du tigre est encore très actif parce qu’il s’inscrit dans une logique de cercle vicieux : les braconniers alimentent le marché noir, la présence des produits sur le marché stimule la demande des consommateurs, la demande favorise le braconnage. Pour sauver les derniers tigres sauvages de la planète, il faut mettre fin à ce cercle vicieux.

À l’IFAW, nous travaillons avec la CITES, INTERPOL et d’autres organisations intergouvernementales pour contrer le commerce des produits dérivés du tigre, et pour qu’on adopte et applique des lois efficaces pour enrayer la contrebande.

L’IFAW fait aussi campagne, dans les pays où vivent des tigres et dans les pays où on consomme des produits dérivés du tigre, pour que les gouvernements adoptent des lois plus sévères. L’IFAW veut que ces pays interdisent toute forme de commerce de produits dérivés du tigre, que ces produits proviennent de tigres sauvages ou de tigres d’élevage.

En Chine, il reste moins de 50 tigres sauvages. Par contre, on compte près de 6000 tigres en captivité dans quelques immenses centres d’élevage. Dans ces centres, on fait la reproduction des tigres, puis on les abat pour faire du vin aux os de tigres et d’autres produits qu’on dit toniques. En alimentant le marché, les centres d’élevage stimulent la demande pour les corps de tigres, et cette demande accrue stimule à son tour le braconnage partout en Asie.

À l’IFAW, nous avons mené une enquête sur les fermes d’élevage de tigres en Chine. Lors de la conférence des parties (CoP) de la CITES de 2007, nous avons expliqué aux participants les dangers qu’engendre cet élevage pour les tigres sauvages. La très grande majorité des pays membres ont adopté une résolution pour manifester leur opposition à tout pays qui ferait « l’élevage des tigres en vue de faire le commerce de parties de leur corps ou de produits dérivés ».

C’est en Chine que l’on retrouve le plus important marché pour les os et d’autres parties du corps du tigre. C’est pourquoi l’IFAW y mène des campagnes de sensibilisation novatrices qui visent à réduire la demande des consommateurs pour les produits dérivés du tigre. Nous avons aussi établi un partenariat avec la communauté des intervenants en médecine traditionnelle chinoise; elle s’oppose maintenant à l’utilisation des produits dérivés du tigre et propose des solutions de rechange.

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