Les parcs de Meru et Tsavo – renaissance et revitalisation réussies

Parc national de Meru : le retour des beaux jours

En 2000, l’IFAW a lancé un chantier de cinq ans en partenariat avec le Kenya Wildlife Service, les services fauniques du Kenya (KWS) pour restaurer le parc national de Meru.

Jusqu’à la fin des années 1980, le parc national de Meru était un modèle de diversité écologique (c’est de là que vient Elsa la lionne, vedette du film Vivre libre). Puis vinrent les braconniers. En peu de temps, ils ont abattu 90 % des éléphants du parc et pratiquement tous les rhinocéros. La population de buffles a aussi diminué fortement, à cause de la maladie.

Pour ajouter à la problématique, les infrastructures du parc – routes, bâtiments, installations touristiques – étaient en ruines, le directeur George Adamson est décédé et le tourisme a chuté. Beaucoup d’observateurs ont cru que ce parc ne revivrait jamais. 

Mais grâce aux efforts conjugués de l’IFAW, du KWS, de l’Agence Française de Développement, des collectivités locales et de différents donateurs et investisseurs, le parc de Meru a regagné son statut de joyau des parcs nationaux du Kenya.

Les visiteurs du parc de Meru peuvent maintenant admirer à nouveau des animaux spectaculaires, notamment des rhinocéros blancs (auparavant menacés de disparition), des éléphants, des zèbres de Grévy, des girafes, des impalas, des guépards et de nombreuses espèces de félins. De plus, avec le retour des grands mammifères, les oiseaux sont revenus aussi. Il suffit d’une petite promenade dans le parc pour découvrir une immense variété d’oiseaux magnifiques.

Les services fauniques du Kenya ont maintenant la situation bien en main au parc de Meru. L’exploitation au quotidien se déroule bien, le rétablissement des populations d’animaux sauvages est une réussite extraordinaire, les relations avec les collectivités se sont améliorées et le braconnage a radicalement diminué.

Parc national de Tsavo : protéger la diversité

Fort de son succès et des leçons apprises au parc de Meru, l’IFAW a ensuite lancé un programme similaire pour protéger et rehausser la riche diversité biologique de la région du parc national de Tsavo, aussi au Kenya.

L’écosystème de Tsavo est immense : il s’étend sur quelque 40 000 kilomètres carrés – soit presque une fois et demie la Gaspésie. C’est là que vit la plus importante population d’éléphants du Kenya. Par contre, comme cette région est à proximité de la Somalie, on y observait beaucoup de braconnage. De plus, avec l’augmentation des populations humaines et l’exploitation de nouveaux territoires, les conflits entre humains et éléphants étaient de plus en plus fréquents.

Pendant cinq ans (de 2005 à 2010), les responsables du programme de gestion des habitats de Tsavo mis sur pied par l’IFAW se sont attaqué à ces problèmes en privilégiant une approche holistique, articulée autour de six principaux volets : (1) fonctionnement de base du parc, (2) application de la loi, (3) résolution des conflits entre humains et éléphants, (4) recherche, (5) sensibilisation du public à l’importance de la conservation, (6) sensibilisation à l’intérieur des collectivités.

L’IFAW a aidé le KWS à protéger le parc et sa faune grâce à l’achat d’équipement pour contrer le braconnage (véhicules de patrouille, avions légers, radios, etc.) et en assurant la formation des pilotes et des agents de protection de la faune.

Même après la fin officielle du programme, en 2011, l’IFAW a continué à aider les services fauniques du Kenya, notamment pour réaliser un important recensement des populations d’éléphants. Avec le KWS, nous avons installé des émetteurs radio satellite sur huit éléphants afin d’élaborer des mesures d’intervention en cas de danger ainsi que des mesures d’apaisement en cas de conflits entre les humains et les éléphants.