Des corridors migratoires pour les éléphants

Les éléphants d’Asie sont en situation précaire. En plus d’être victimes de braconnage, plusieurs de leurs habitats ont été détruits, fragmentés ou endommagés. On estime qu’il n’y a plus que 35 000 à 45 000 éléphants d’Asie qui vivent à l’état sauvage sur la planète. Il est urgent d’agir pour les protéger.

En Inde, avec notre partenaire, le Wildlife Trust of India, nous mettons actuellement l’accent sur la création de liens physiques entre les différents habitats des éléphants. Ces liens, qu’on appelle « corridors fauniques » ou « corridors migratoires » permettent aux animaux de se déplacer de façon sécuritaire entre différents habitats, notamment pour y trouver de l’eau et de la nourriture. Avec l’aide des agents de la faune, de chercheurs et de différents organismes, nous avons identifié 88 corridors de migration des éléphants.

Le corridor Kaziranga-Karbi Anglong

Ce corridor permet de relier le parc national de Kaziranga au sanctuaire faunique de Karbi Anglong dans l’État d’Assam. Quelque 2000 éléphants vivent dans cette région.

Le corridor a une superficie d’environ 72 hectares ; 15 ont été acquis par le gouvernement. Le reste, situé en secteur agricole, appartient aux collectivités locales des villages de Methoni et Siljuri-Kakojuri.

L’administration civile et le ministère des forêts d’Assam ont tenté d’acquérir ce précieux corridor, mais les propriétaires locaux ont estimé que le montant offert n’était pas suffisant. En 2007, nous avons commencé à travailler auprès des intervenants locaux avec un double objectif : acheter les terres du corridor pour les protéger, et améliorer la vie des villageois.

Après de longues négociations, nous nous sommes entendus avec les gens de Siljuri-Kakojuri pour un montant égal à celui offert par le gouvernement, plus d’autres avantages pour les collectivités. L’IFAW a acquis les terres en décembre 2009, ce qui a permis de protéger environ 70 % du corridor.

Un des villages visés par l’entente était aux prises avec un important problème d’approvisionnement en eau potable; l’IFAW y a installé deux pompes manuelles. L’école primaire était en piètre état; nous avons contribué à réparer l’immeuble, nous avons fourni des pupitres et des chaises et offert des trousses pour favoriser l’éducation des enfants.

Nous poursuivons nos efforts dans le but de signer aussi une entente avec les gens du village de Methoni.