La division de l'UE menace les ours polaires

 © IFAW/N. Ovsyanikov
Jeudi, Janvier 31, 2013
Bruxelles, Belgique

L'avenir de la proposition visant à mettre un terme au commerce international des parties d'ours polaires dépend de la décision que prendront certains membres clés de l'UE le 6 février.

D'importants pays membres de l'UE se gardent encore de prendre position à l'approche de l'échéance du 6 février, date à laquelle une décision commune devra être prise concernant la proposition d'interdire le commerce international de parties d'ours polaires en faisant passer cet animal en Annexe I de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES). Le Fonds international pour la protection des animaux (IFAW - www.ifaw.org) exhorte les pays indécis parmi lesquels la France, les Pays-Bas, la Suède, la Finlande, l'Espagne et le Portugal à suivre l'exemple du Royaume-Uni, de l'Allemagne, de la Belgique, de l'Autriche et d'autres pays en soutenant publiquement l'interdiction du commerce international des parties d'ours polaires.

Les ministres de l'Environnement de l'Union européenne doivent se réunir le 6 février à Bruxelles, en Belgique, afin de choisir par les urnes une position commune en vue de la 16ème Conférence des Parties (CoP16) de la CITES, qui se tiendra du 3 au 14 mars 2013. Si une position unanime ressort de ce scrutin, l'UE votera en bloc lors de la réunion de la CITES. En revanche, si les pays encore indécis refusent de voter pour la conservation des ours polaires, l'UE ne se prononcera pas sur cette proposition à la CITES.

Forte de 27 voix, l'UE est en mesure d'influencer de manière décisive l'issue du vote des 177 Parties de la CITES, et donc l'avenir de la proposition.

« Les États membres de l'UE doivent s'en remettre à la science et écouter leurs citoyens : les deux plaident incontestablement en faveur d'un arrêt du commerce international des produits dérivés de l'ours polaire », fait valoir Sonja Van Tichelen, Directrice régionale Union européenne d'IFAW.

La proposition soumise par les États-Unis de faire figurer l'ours polaire en Annexe I bénéficie du soutien de la Russie. Le Canada est quant à lui le seul pays qui autorise la chasse à l'ours polaire en tant qu'activité sportive ou à des fins de commerce international. Chaque année, environ 600 ours polaires sont chassés au Canada et les parties de 441 d'entre eux en moyenne alimentent le commerce international.

« Le changement climatique et le commerce international des parties d'ours polaires constituent les principales menaces pour cet animal. L'UE doit peser de tout son poids pour réduire ces menaces et empêcher l'extinction de l'ours polaire », poursuit Sonja Van Tichelen. « Le temps joue contre nous à Bruxelles et contre les ours polaires dans l'océan Arctique. Les ours blancs ont absolument besoin de l'aide des États membres encore indécis, dont la France, les Pays-Bas, la Suède, la Finlande, l'Espagne et le Portugal, avant le 6 février prochain. »

Le saviez-vous ?

·        Le groupe de spécialistes des ours polaires (PBSG) de l'UICN, qui rassemble les plus éminents scientifiques spécialistes de l'ours polaire du monde, a mis au point une application pédagogique montrant, entre autres, la répartition des populations, les tendances et, le cas échéant, l'absence de données concernant ces animaux : http://pbsg.npolar.no/en/dynamic/app/.

·        Selon un sondage mené par Environics pour IFAW et la Humane Society International, une écrasante majorité de Canadiens s'oppose à la position défendue par leur gouvernement et se dit favorable à une interdiction du commerce international des ours polaires : http://www.ifaw.org/france/actualites/sondage-pression-sur-le-gouvernement-alors-que-les-citoyens-canadiens-expriment-leur-oppo

·        Selon les estimations, la population mondiale d'ours polaires serait comprise entre 20 000 et 25 000 individus, dont 15 000 au Canada.

·        On parle de commerce dès lors qu'une espèce animale traverse les frontières d'un pays. Ce terme recouvre aussi bien les spécimens scientifiques que les animaux de zoo, les animaux de compagnie exotiques, les trophées issus de la chasse sportive ou les autres produits dérivés. On parle en revanche d'exploitation commerciale si ces animaux sont vendus à l'étranger dans un but lucratif.

·        Un passage de l'ours blanc à l'Annexe I de la CITES n'entraînerait pas l'interdiction de la chasse aux trophées ni le mouvement de trophées à l'échelle internationale. Premièrement, dans la mesure où la CITES régit uniquement le commerce international, un trophée d'ours polaire vendu au Canada ne serait guère assujetti à la CITES. Deuxièmement, la CITES n'interdit pas les mouvements internationaux de nature non-commerciale, tels que les mouvements de trophées du Canada vers d'autres pays. L'importation de trophées issus de la chasse sportive serait autorisée à condition que les pays importateurs et exportateurs délivrent des permis justifiés par un avis d'effet non préjudiciable prouvant que ce mouvement ne porte pas atteinte à l'espèce.

·        La chasse aux trophées n'est pas considérée comme une exploitation commerciale car on part du principe que le trophée ne sera pas vendu dans le pays d'importation. En outre les biens personnels et les souvenirs n'entrent pas dans le cadre de la CITES pour cette même raison.

Cliquez ici pour consulter le sondage Environics

Pour toute information complémentaire, consultez la note d'information, le mémo et le rapport.

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