Les rubans de la campagne pour les éléphants d'IFAW bénéficient aux ONG de la ville du Cap

Jeudi, Septembre 15, 2011
Le Cap, Afrique du Sud
Cela fait des siècles que les éléphants n'ont pas foulé, libres, le sol de la ville du Cap. Aujourd'hui pourtant, ils sont à l'honneur grâce au travail des ONG locales qui, dans le cadre d'une campagne de protection des éléphants, ont cousu à la main plus de 100 000 rubans de sensibilisation destinés à être distribués dans le monde entier.

Le Fonds international pour la protection des animaux (IFAW - www.ifaw.org) a confié la confection des rubans à une organisation de formation et de création d'emplois du Cap-Occidental, Learn to Earn (www.learntoearn.org.za). Celle-ci est parvenue à enrôler dix autres associations et a fourni du travail à plus de 200 femmes issues des milieux défavorisés en utilisant à ce jour pas moins de 10 kilomètres de ruban !

« Nous aurions pu choisir de fabriquer les rubans n'importe où, mais IFAW souhaitait que les populations du continent sur lequel les éléphants souffrent le plus puissent tirer parti de la confection des rubans de notre campagne contre le braconnage des éléphants pour l'ivoire » a déclaré Christina Pretorius, Responsable de la communication d' IFAW en Afrique du Sud.

« Nous avons cherché longtemps avant de trouver une ONG qui puisse assurer la production dans le temps imparti, et Learn to Earn a parfaitement répondu à nos attentes. Leurs équipes ont coordonné 10 projets pour une production initiale de 100 000 rubans, et travaillent à présent sur notre prochaine commande. Nous espérons tous que ce projet va continuer d'aider les communautés défavorisées à long terme », a-t-elle ajouté.

Ces rubans, cousus à la main, arborent des « oreilles » grises en feutre et une pointe de ruban couleur ivoire pour représenter les défenses des éléphants. Ils sont actuellement distribués dans le monde entier par les bureaux d'IFAW basés dans l'Union européenne, aux États-Unis et en Afrique pour sensibiliser à l'impact du braconnage sur les populations mondiales d'éléphants.

 

Notes:

Compter, mesurer, enregistrer et développer un suivi complet du braconnage des éléphants est impossible. Les quantités et les distances induites rendent la tâche herculéenne c'est la raison pour laquelle on se retrouve avec des preuves anecdotiques, des histoires et des décomptes qui, une fois combinés, peuvent nous donner un aperçu du commerce illicite global de l'ivoire et nous faire mesurer l'ampleur de la menace qui pèse sur les éléphants.

Il est évident que la menace est très grave. Selon le dernier rapport d'ETIS (Système d'information sur le commerce des éléphants), on constate "une augmentation constante du commerce illicite de l'ivoire depuis 2004, avec un pic exceptionnellement haut en 2009....les saisies d'ivoire ont atteint des niveaux records en 2009 qui ont perduré en 2010."

D'ores et déjà, 2011 promet de marquer un nouveau record, avec au moins 4 759 défenses d'éléphant confisquées à la suite des saisies listées ci-dessous portées à notre connaissance:

1er avril : les autorités thaïlandaises découvrent 247 défenses cachées dans une cargaison en provenance du Kenya, la provenance de l'ivoire, quant à elle, n'est pas clairement établie.

Deux semaines plus tard : les autorités vietnamiennes saisissent 122 défenses d'éléphant, et le lendemain, ce sont les autorités chinoises qui en découvrent 707 durant une inspection de routine.

Début mai :, les autorités kenyanes découvrent 84 défenses d'éléphant à l'aéroport de Nairobi.

Juin : 22 éléphants sont braconnés dans le Bassin du Congo portant à au moins 77 le nombre d'éléphants alors tués en 2011.

8 juillet : les autorités malaises saisissent 405 défenses d'éléphant.

26 juillet : les agents du Département américain des pêches et de la faune sauvage (USFWS) font la plus grande saisie jamais effectuée à Philadelphie avec près de 1 000 kg d'ivoire, représentant des centaines de défenses.

12 août : un rapport met en évidence une augmentation de 50% - entre 2004 et 2011- du nombre d'objets en ivoire mis en vente dans les usines et les boutiques de Guangzhou, en Chine, la majeure partie ne présentant pas les informations d'identification requises. Guangzhou est la plus grande ville du sud de la Chine mais aussi un point névralgique du commerce de l'ivoire.

Une semaine après ce rapport : un convoi parti de Tanzanie et à destination de la Chine est arrêté en Malaisie transportant 664 défenses d'éléphant.

23 août : 1041 défenses d'éléphant à destination de la Malaisie sont saisies à Zanzibar.

La semaine suivante : les autorités de Hong-Kong saisissent 794 défenses d'éléphants d'Afrique à bord d'un navire en provenance de Malaisie. Cette même semaine, les autorités malaises saisissent 695 défenses d'éléphant en provenance de Tanzanie et à destination de la Chine.

2 septembre : la police zambienne arrête un véhicule portant des plaques d'immatriculation diplomatiques, en direction de la République démocratique du Congo avec à son bord « 166 défenses en ivoire d'une valeur de plusieurs centaines de milliers d'euros ».

Prises une à une, ces saisies illustrent un commerce illicite de l'ivoire florissant. Prises collectivement en revanche, elles représentent une menace pour la survie-même des éléphants dans des régions entières d'Asie et d'Afrique.

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