Manas n'est désormais plus menacé de perdre son statut de site du Patrimoine Mondial de l'Humanité

Mardi, Juin 21, 2011
Paris, France
L'UNESCO a officiellement sorti le sanctuaire de la faune sauvage de Manas de la liste des sites du Patrimoine Mondial de l'Humanité en danger, reflétant ainsi le retour à la vie de cette zone protégée auparavant menacée, frontalière avec le Bhoutan, au Nord-Est de l'Inde.

Manas, haut lieu de la biodiversité qui fait aussi office de Parc National et de réserve de tigres et d'éléphants, a été inscrit au Patrimoine Mondial de l'Humanité en 1985. En 1992, lors des troubles civils des années 1980 et 1990, Manas a été classé comme étant « en danger » de perdre son classement au Patrimoine Mondial de l'Humanité.

La décision de retirer la mention "en danger" qualifiant le site de Manas a été annoncée lors de la 35ème Session du Comité du Patrimoine Mondial de l'Humanité (World Heritage Committee - WHC) qui se déroule actuellement à Paris.

Manas avait été placé sur la liste des sites du Patrimoine Mondial de l'Humanité en danger en raison des dommages sévères causés à l'écosystème durant les troubles civils.

"L'inscription sur la liste des sites du Patrimoine Mondial de l'Humanité en danger a deux conséquences : l'une positive qui est d'attirer l'attention de l'opinion sur les problèmes rencontrés par le site concerné, l'autre négative qui est la menace de voir le site être supprimé totalement du Patrimoine Mondial de l'Humanité si des mesures adaptées ne sont pas prises pour le restaurer," a déclaré Vivek Menon, Directeur Régional Asie du Sud-Est d'IFAW (Fonds international pour la protection des animaux - www.ifaw.org) et Directeur général de Wildlife Trust of India (WTI - www.wildlifetrustofindia.org), membre de la délégation indienne à la réunion du Comité.

A ce jour, le WHC a supprimé deux sites de la liste du Patrimoine Mondial de l'Humanité : le sanctuaire de l'Oryx arabe dans le sultanat d'Oman en 2007,et, et la vallée de Dresde et de l'Elbe en Allemagne en 2009.  

"Par chance pour Manas, ce sort a été évité grâce aux communautés locales, au gouvernement, et aux autorités du Département des Affaires Forestières. IFAW et WTI sont fiers d'avoir pu initier de nombreuses activités de conservation et d'y avoir contribué dans le cadre du plan « Faire revivre Manas » a ajouté Vivek Menon.

Le virage dans le destin de Manas a été amorcé au début des années 2000. La situation politique de la zone a commencé à s'améliorer et a abouti à la création du Conseil Territorial Indépendant du Bodoland subséquent aux accords Bodo (février 2003). Depuis lors, le gouvernement et les communautés locales ont uni leurs efforts, assistés par les ONG, OING et des initiatives individuelles pour faire revivre Manas.

Dans le cadre de l'initiative "Faire revivre Manas" du Gouvernement et du Département des Affaires Forestières en collaboration avec IFAW et WTI, le Grand Manas est né, triplant sa superficie. De même, l'emblématique rhinocéros unicorne a été réintroduit. La protection et la gestion de Manas ont été renforcées par la formation du personnel de terrain, par la fourniture d'équipements et, l'implication des communautés locales dans la conservation a été facilitée et encouragée.

La décision sur le statut de Manas a été prise par 22 pays membres du Comité du Patrimoine Mondial de l'Humanité. Un examen indépendant a été réalisé par l'UICN afin d'informer le Comité sur la situation actuelle à Manas.

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