La déclaration d’Accra : il faut sauver les éléphants

Lundi, Août 28, 2006
Accra, Ghana
Les autorités responsables de la gestion de la faune sauvage et les experts de 19 états africains se sont rassemblés le 24 août dernier pour appeler à un renforcement des actions régionales et internationales destinées à sauver l'éléphant d'Afrique des menaces que sont la perte de son habitat et le braconnage de l'ivoire. Les délégués assistaient à un symposium international de trois jours sur la protection des éléphants dans l'Afrique centrale, de l'ouest et de l'est, qui avait été organisé à Accra par IFAW (Fonds international pour la protection des animaux – www.ifaw.org).
Les populations d’éléphants protégées en Afrique centrale et en Afrique occidentale sont les plus vulnérables du continent et celles dont le nombre se réduit le plus. Seuls trois pour cent environ des éléphants d'Afrique se trouvent dans cette région, soit moins de 20.000 individus, alors que des centaines de milliers d'éléphants la parcouraient jadis. Ces éléphants sont désormais cantonnés en petits groupes fragmentés et ils sont sérieusement menacés par la perte de leur habitat due à l'expansion sans planification des communautés humaines, qui conduit à de nombreux conflits avec les hommes et au braconnage destiné aux trafics de viande de brousse et d'ivoire. Les populations d’éléphants protégées en Afrique centrale et en Afrique occidentale sont les plus vulnérables du continent et celles dont le nombre se réduit le plus. Seuls trois pour cent environ des éléphants d'Afrique se trouvent dans cette région, soit moins de 20.000 individus, alors que des centaines de milliers d'éléphants la parcouraient jadis. Ces éléphants sont désormais cantonnés en petits groupes fragmentés et ils sont sérieusement menacés par la perte de leur habitat due à l'expansion sans planification des communautés humaines, qui conduit à de nombreux conflits avec les hommes et au braconnage destiné aux trafics de viande de brousse et d'ivoire.

Le commerce international de l’ivoire d’éléphant a été interdit par la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore menacées d’extinction (CITES) en 1989 ; cependant, la CITES a autorisé la vente exceptionnelle de stocks d'ivoire provenant de Namibie, du Botswana et d'Afrique du Sud, à condition de satisfaire plusieurs protocoles spécifiques concernant le commerce et la mise en œuvre de la loi. La décision de donner le feu vert à ces ventes d'ivoire pourrait être annoncée dès octobre 2006 lors de la réunion du Comité Permanent de la CITES à Genève.

Le symposium sur les éléphants d'Accra a été présidé par le Professeur Oteng Yeboa du Ghana, Vice-président du Comité Permanent de la CITES.

Les délégués présents au symposium ont rédigé une "déclaration" appelant leurs gouvernements respectifs, leurs partenaires de développements, les ONG et autres entités à :

  • Promouvoir et assurer une gestion communautaire participative pour les ressources naturelles en général et les éléphants en particulier, sur la base de plans d'action communautaires 
  • Renforcer les mesures de conservation nationales, régionales et internationales pour les éléphants et leur habitat, y compris pour les voies migratoires
  • Etablir et sécuriser les voies migratoires
  • Développer des capacités institutionnelles
  • Préconiser une interdiction totale du commerce de l'ivoire et des produits dérivés de l’éléphant et le retour à l'Annexe I de la CITES pour toutes les populations d'éléphants
  • Promouvoir l'implication du secteur privé dans la conservation des éléphants
  • Assurer l'efficacité des politiques nationales, des lois et de leur respect et identifier un officier de liaison chargé des relations avec Interpol en ce qui concerne les délits à l'encontre de la faune
  • Encourager l'adhésion à la LATF (Lusaka Agreement Task Force)
  • Promouvoir la communication, l'éducation et la sensibilisation du grand public
  • Promouvoir le rôle des partenaires de développement et des ONG

Michael Wamithi du Kenya, Responsable du Programme Eléphants d'IFAW, a participé au symposium et sa conclusion est que "dernièrement, nous avons constaté une augmentation sans précédent des prises internationales d'ivoire illégal en provenance d'Afrique, ce qui signifie de façon certaine que le marché noir de l'ivoire attise l’intérêt des grands marchés tels que la Chine et le Japon en attente des informations sur les ventes des stocks d'ivoire. Les petites populations d'éléphants d'Afrique centrale et d'Afrique de l'ouest ne peuvent pas absorber les niveaux de braconnage que nous avons constaté. Le plan de vente des stocks doit être abandonné immédiatement, sinon nous risquons de perdre certaines des populations d'éléphants les plus exceptionnelles au monde, et ce pour toujours."

Pour en savoir plus sur le problème essentiel de l'ivoire d'éléphant et pour prendre des mesures afin de sauver les éléphants, visitez le site www.ifaw.org dès aujourd'hui.

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