Aux Etats-Unis, les environnementalistes réclament l’inscription du lion d’Afrique sur le l’Endangered Species Act

Lundi, Février 28, 2011
Washington D.C., Etats-Unis
Aujourd’hui, la coalition d’associations environnementalistes suivantes - IFAW (Fonds International pour la protection des Animaux - www.ifaw.org), Humane Society of the United States (HSUS), Humane Society International (HSI), Born Free USA, Born Free Foundation and Defenders of Wildlife - a déposé une requête auprès du ministère de l’intérieur américain pour lister le lion d’Afrique comme une espèce en danger sous l’Endangered Species Act (ESA) américain (loi assurant la conservation et la protection des espèces menacées).

La population des lions d’Afrique et leur aire de répartition connaissent un déclin alarmant. Durant les 20 dernières années, le nombre de lions d’Afrique a diminué d’au moins 48,5% en raison des abattages de représailles, de la perte de leur habitat et de leurs proies, de leur surexploitation par la chasse au trophées, par le commerce, les maladies et d’autres causes d’origine naturelle ou humaine. Aujourd’hui, il reste moins de 40 000 lions d’Afrique, pour la plupart répartis dans une poignée de pays. Parmi les populations restantes, les 2/3 ne sont ni protégés ni viables à long terme.

“Le lion d’Afrique est confronté -au mieux- à un avenir incertain. Il est fort probable que davantage de pays africains perdront complètement leurs lions sauvages si on n’inverse pas la tendance,” a déclaré Adam Roberts, Directeur général de Born Free USA. “Actuellement, les lions ne sont pas protégés de manière adéquate par les mesures réglementaires existantes aux nivaux régional, national et international.  Nous devons prendre des mesures urgentes pour conserver les lions d’Afrique avant qu’il ne soit trop tard.”

La requête argue du fait que le commerce du lion africain et de ses parties, ainsi que la chasse aux trophées, jouent un rôle dans la diminution de la population. Entre 1998 et 2008, au moins 7 445 lions sauvages ont fait l’objet de commerce international, et les Etats-Unis en ont importé au moins 4 021. Par ailleurs, 64% des  5663 lions sauvages importés par les Etats-Unis l’ont été en qualité de trophées.

“Le roi de la jungle est en passe de disparaitre, et pourtant les américains continuent de tuer le lion pour le  sport,” a déclaré Jeff Flocken, le directeur du bureau d’IFAW à Washington. “Notre nation est coupable d’importer plus de la moitié de tous les lions ramenés comme trophées de chasse chaque année. Le lion Africain court un grand danger et il est temps que cette tuerie absurde et cette pratique non-durable cessent.”

Malgré le déclin continu et significatif de l’espèce et de son territoire, le nombre de trophées de lions importés aux Etats-Unis augmente. En 2008,  l’importation de trophées a atteint un nombre record jamais atteint durant la décennie précédente et représente deux fois les chiffres de 1999. Lister le lion d’Afrique comme espèce menacée prohiberait de manière générale l’importation, aux Etats-Unis, de trophées de lions, une étape essentielle pour inverser la tendance au déclin de la population. De plus, cela aurait pour conséquence de mettre fin au commerce des lions et de leurs parties importés à des fins commerciales ce qui porte préjudice aux lions sauvages

“Les Etats-Unis sont le premier importateur de lions et de parties de lion à des fins commerciales ou de loisir, et cela inclut des crânes, des pattes, et des lions vivants,” a déclaré Teresa Telecky, directrice du département faune sauvage de l’association ‘ Humane Society’ USA.  “La soif des américains pour les produits exotiques et les trophées à accrocher au mur mène les lions à l’extinction. Le lion d’Afrique ne peut tout simplement pas subsister à ce niveau d’exploitation si on doit garantir sa survie à long terme.”

Sa protection sous l’ESA permettrait aussi d’attirer l’attention de l’opinion publique sur la situation critique de cette espèce et fournirait des ressources supplémentaires pour s’attaquer aux menaces auxquelles sont confrontés les lions dans leurs pays de répartition comme les empoisonnements, les persécutions et la perte de leur habitat.

“Le gouvernement américain doit reconnaître que les lions d’Afrique sont en danger de disparition dans une part importante de leur aire de répartition, assumer le rôle significatif joué par notre pays dans le sort des lions, et être plus attentif à tous les facteurs qui contribuent au déclin des populations de lions,” a déclaré Bob Irvin,  président exécutif adjoint en charge des programmes de conservation pour Defenders of Wildlife. “Le lion d’Afrique est un atout culturel essentiel, le symbole d’un des derniers grands vestiges de la vie sauvage, et une composante cruciale des écosystèmes sains qui doit être protégée.”

Le secrétariat intérieur a 90 jours pour estimer si le classement des lions sous l’ESA est justifié, 12 mois pour proposer le classement, et enfin 12 mois pour prendre la décision finale.

Pour plus d'informations visiter, www.saveafricanlions.org

Post a comment

Contact presse

Abby Berman (Rosen Group)
Contact phone:
+1 646.695.7043
Contact email: