Un nouveau rapport scientifique dévoile la cruauté de la chasse à la baleine du Japon

Samedi, Juin 17, 2006
Frigate Bay, St. Kitts
Lors de la 58ème réunion de la Commission baleinière internationale (CBI/IWC), la diffusion d'un nouveau rapport sur l'analyse scientifique effectuée sur un reportage vidéo a permis de dévoiler un peu plus la cruauté des méthodes japonaises de chasse à la baleine. Ce rapport est co-signé par Russell Leaper, Vassili Papastavrou d'IFAW (Fonds international pour la protection des animaux), et Nick Gales, conseiller scientifique auprès du gouvernement australien. Ce rapport donne des preuves scientifiques patentes qui contredisent le message scandé par le Japon depuis des années et qui affirme que ses méthodes de chasse à la baleine sont humaines.
M. Ian Campbell, Ministre australien de l'Environnement et du Patrimoine, a fait la publicité de ce document lors de la réunion de la CBI ce 17 juin, en déclarant qu'il "recommandait ce rapport à toute personne souhaitant avoir une connaissance approfondie des méthodes d'abattage utilisée par le Japon au nom de la science. Il est en effet assez dérangeant."
 
Ce rapport a constaté que la vidéo montre que :
  • Plus de 80% des baleines ne sont pas tuées instantanément après avoir été harponnée. Selon le rapport, cela est dû au manque de compétence des harponneurs qui n'arrivent pas à toucher la zone située près du cerveau de la baleine.
  • Une fois harponnées, les baleines sont souvent encore vivantes au moment où elles sont treuillées sur le navire, le harpon fiché dans la chair provoquant des souffrances extrêmes.
  • Bien souvent, les baleines qui sont treuillées vivantes ne meurent pas des coups du harpon, mais elles meurent d'étouffement car l'évent qui leur permet de respirer est maintenu sous l'eau par l'opération de halage.
  • Les baleines qui ne sont pas tuées instantanément par le harpon peuvent se débattre de 10 à 35 minutes avant de mourir, et elles montrent des signes évidents de souffrance pendant cette période.

Selon Mick McIntyre, Directeur d'IFAW pour l'Australie : "Ce que le Japon fait aux baleines n'est pas simplement cruel, c'est criminel et la CBI ignore ce fait depuis trop longtemps. Nous sommes très heureux que l'Australie, membre essentiel de la CBI, ait reconnu l'importance de ce rapport, et ait pris la tête du mouvement destiné à mettre le problème de la cruauté sur le devant de la scène lors de cette réunion de la CBI."

Vassili Papastavrou, expert d'IFAW et co-auteur du rapport, le confirme : "Le Japon cache cette cruauté depuis presque vingt ans. Mais c'est fini. Nous disposons enfin du reportage et de preuves scientifiques certifiant qu'il en est autrement. Il n'est toutefois pas nécessaire d'être scientifique pour imaginer ce que les harpons font aux baleines et que le fait de les étouffer lentement est inacceptable. Tout cela doit s'arrêter."

Le représentant de Greenpeace, Mike Townsley, est également de cet avis : "Greenpeace a filmé en vidéo la brutale réalité de la chasse à la baleine pour que le monde entier puisse voir  la lente agonie d'une baleine après l'autre. IFAW a étudié cette vidéo et a produit une nouvelle analyse accusatrice démontrant que de nombreuses baleines sont mortes dans les souffrances," a déclaré Mike Townsley, de Greenpeace.

IFAW en appelle aux membres de la CBI pour qu'ils prennent fermement position contre la chasse commerciale lors de cette réunion. Pour que votre voix se fasse entendre en faveur des baleines, visitez dès aujourd'hui le site Web de la campagne entreprise par IFAW : www.stopwhalingnow.org.

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