La zone maritime méridionale de l’Afrique du Sud

Lundi, Mars 27, 2006
Londres, Royaume Uni
Une initiative vient d’être prise pour protéger les eaux côtières et les plages fragiles de l’Afrique du Sud de la pollution par les navires. La communauté maritime internationale a en effet convenu d’appeler cette région zone maritime méridionale de l’Afrique du Sud – une appellation qui interdira, ou restreindra sévèrement, le dégazage dans cette zone.
Lors d’une réunion à Londres cette semaine, le Comité de la protection du milieu marin (MEPC), un organisme de réglementation de l’Organisation maritime internationale (OMI), a approuvé la constitution d'une « Zone spéciale » de 1.500 km de long, de 35 à 135 miles nautiques de large le long du littoral, nécessitant une protection renforcée.

Plus de 25 pays en Amérique du Nord, en Afrique, en Amérique du Sud, en Europe, en Russie, en Asie du Sud-Est et aux Caraïbes ont apporté leur soutien à une écrasante majorité pour la proposition et l’accord qui en a suivi.

IFAW (International Fund for Animal Welfare – www.ifaw.org ), qui a facilité la recherche et soutenu la préparation de l’ensemble de propositions en amont du MEPC, se félicite de la décision.

« Les ressources naturelles du littoral de l'Afrique du Sud sont réputées dans le monde entier pour leur diversité. Dans cette Zone spéciale se trouvent 12 espèces d'animaux uniques, menacées d’extinction et protégées mondialement, parmi lesquelles figure le manchot du Cap. Des milliers de personnes vivent des ressources naturelles de cette Zone » déclare Sue Lane, scientifique à Cape Town , spécialiste de l’environnement.

La zone maritime méridionale de l’Afrique du Sud rejoint un groupe unique d’environnements marins reconnus comme étant des Zones spéciales par le MEPC en raison de la sensibilité de leurs eaux et de leurs côtes. Dans ce groupe on compte la zone de la mer Méditerranée, la zone de la mer Baltique, la zone de la Mer Noire, la zone de la Mer Rouge, la zone du Golfe, la zone du Golfe d’Aden, la mer d’Oman, la zone Antarctique et les eaux de l’Europe du Nord-Est.

Le statut de « zone spéciale » signifie qu'une pollution pétrolière chronique ou grave due aux navires en transit sera réduite, car les navires seront limités voire interdits de déverser des hydrocarbures. Cela préviendra également les dégazages en soulignant le statut de zone protégée sur les cartes maritimes internationales.

Selon les procédures de l’OMI, la Zone Spéciale entrera en vigueur en février 2008. Dans l’intervalle, le MEPC publiera une circulaire qui sera diffusée dans le monde entier pour encourager dès à présent à respecter les interdictions et restrictions de la Zone Spéciale.

La zone côtière entourant le Cap de Bonne Espérance est l’une des routes maritimes les plus empruntées. Près de 1.400 pétroliers, cargos et autres navires naviguent au large de la côte chaque mois. Nombreux sont les navires qui ne s’arrêtent pas dans les ports de l’Afrique du Sud, et qui ont l’habitude de pomper leurs eaux de cale et leurs réservoirs avant de contourner le Cap afin de mieux stabiliser la charge.

« IFAW a lancé ce projet en collaboration avec le gouvernement d'Afrique du Sud en 2000, immédiatement après la marée noire du MV Treasure, 20.000 manchots du Cap, soit 35% de la population mondiale, avait alors été mazoutés, ainsi que des centaines d'autres oiseaux de mer vulnérables », déclare Jason Bell-Leask, Directeur IFAW en Afrique du Sud.

« Il s’agit d’un premier pas fantastique établi par l’Afrique du Sud et la communauté internationale pour sauvegarder les ressources marines et côtières extraordinaires de l’Afrique du Sud. Nous espérons que des efforts supplémentaires seront accomplis dans les années à venir pour assurer la sécurité des eaux littorales. »

L’OMI, basé à Londres, est une institution des Nations Unies chargée d’élaborer les dispositions relatives à la sécurité en mer. Les objectifs de l’OMI consistent à fournir un forum « pour la collaboration entre les gouvernements dans le domaine de la réglementation et des pratiques gouvernementales relatives aux problèmes techniques de tout genre affectant la navigation internationale ; à encourager et à faciliter l’adoption générale des normes praticables les plus élevées concernant la sécurité maritime, l’efficacité de la navigation et la prévention et le contrôle de la pollution maritime des bateaux. »

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