IFAW apporte son soutien à la formation des responsables de la faune sauvage au Kenya

Lundi, Mars 6, 2006
Naivasha, Kenya
Le ministre kenyan du Tourisme et de la nature, Morris Dzoro, vient de mettre en œuvre une formation soutenue par IFAW (le Fonds international pour la protection des animaux - www.ifaw.org) pour la prévention de la criminalité liée aux espèces sauvages destinée aux officiers responsables de l'application de la loi appartenant au KWS (Service des forêts et de la faune du Kenya), à la police kenyane et à l'équipe spéciale de l'accord de Lusaka (Lusaka Agreement Task Force). Ce stage de deux semaines mis en place à l'école de formation du KWS, à Naivasha, intervient dans le sillage de prises d'ivoire de contrebande qui sont intervenues en Asie à la fin de l'année dernière. Ces prises d’ivoire pourraient provenir d'éléphants tués illégalement en Afrique de l'Est et en Afrique centrale.
M. Dzoro a salué cette initiative, soulignant qu'elle aiderait à réprimer dans cette région le trafic d'ivoire, de cornes de rhinocéros et d'autres animaux vivants, tels que les reptiles. Il a déclaré que "la criminalité à l'encontre de la faune sauvage aggravée par la sécheresse actuelle, a exacerbé le commerce de viande de brousse et est responsable de la mort de nombreux animaux sauvages dont les trophées se trouvent aujourd'hui dans de mauvaises mains." 

Dans son message, Ronald K. Noble, Secrétaire général d'Interpol, a déclaré que "cette formation constitue un investissement pour l’avenir du KWS, pour l’Afrique et pour l’intégrité biologique de la planète."

"La criminalité vis-à-vis de l'environnement est un problème croissant qui est de plus en plus lié à d'autres crimes tels que la contrebande, la fraude, le blanchiment d'argent, la possession illégale d'armes à feu et la drogue. Il y a un mois, les autorités camerounaises ont sauvé un petit chimpanzé et saisi 50 kg de marijuana lors d’une même affaire. Le braconnage des espèces menacées est devenu une activité de plus en plus lucrative et relativement aisé. Nous devons affronter ce problème à une échelle internationale," a-t-il ajouté.
 
En septembre dernier, les autorités philippines ont saisi six tonnes d'ivoire à l'aéroport Ninoy Aquino, à Manille. On pense que ce butin pourrait provenir de la Zambie et pourrait avoir transité par le port de Dar Es Salaam en Tanzanie. Vingt jours plus tard, lors de deux incidents qui ont eu lieu séparément dans le même aéroport, les autorités ont saisi 806 kilos d'ivoire sur des vols provenant d'Entebbe, en Ouganda, et de Nairobi.
 
James Isiche, Directeur régional d'IFAW pour l'Afrique orientale, l'affirme : "Le fait qu'une telle cargaison puisse traverser les frontières nationales sans être détectée indique que de vastes réseaux, très complexes, soutiennent et entretiennent le commerce illégal de produits issus de la faune et de la flore sauvages."

"La criminalité à l'encontre de la faune sauvage est un grave problème mondial – elle vient en deuxième position après le trafic de drogue. Sa nature transfrontalière requiert une collaboration à la fois entre les états et entre les organismes nationaux chargés de l'application de la loi. Ceci exige également le déploiement de ressources substantielles qui, bien souvent, ne sont pas disponibles pour les pays en développement," a-t-il confirmé.

La formation à l'application de la loi est soutenue par IFAW. En mai dernier, IFAW a accordé au Kenya Wildlife Service le prix de l'Ecomessage pour la qualité de ses pratiques dans la lutte contre la criminalité en matière d'environnement. L'Ecomessage est un système de collecte de données concernant les incidents, les tendances et les auteurs de crimes contre l'environnement. Les données Ecomessage sont conservées par le Secrétariat général d’Interpol, situé à Lyon (France). Cette base de données est à la disposition de la police des 179 états membres.

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