La survie du phoque du Groenland compromise au Canada
« Le risque pour la population de phoques est alarmant. L’étude démontre que le gouvernement pourrait ne pas être au courant que le niveau de la population a atteint un seuil critique avant qu’il ne soit trop tard, et que seules des mesures draconiennes devront être prises. Cela signifie que le gouvernement continuerait à fixer des quotas de chasse élevés alors que la population serait sérieusement en déclin, » indique M. Leaper.
« Comme nous l’avons vu dans le passé en ce qui concerne la morue, il est très difficile de faire des changements draconiens, et du point de vue politique c’est plutôt dommageable. Ce n’est pas une bonne gestion, que ce soit pour la conservation ou pour la chasse au phoque. »
M. Matthews a indiqué que la principale raison de sonner l’alarme c’est que le plan ne répond pas de façon adéquate à l’incertitude que nous vivons aujourd’hui. Aux incertitudes démontrées par les données disponibles, il faut ajouter l’incertitude qui plane sur l’environnement comme les changements climatiques et les variations au niveau de l’approvisionnement alimentaire. Plus d’un million de phoques ont été tués au cours des trois dernières années durant la période de chasse sur la côte Est du Canada. Les auteurs insistent pour qu’on réduise les quotas de façon importante, afin de limiter le risque de décimer la population.
On s’attend à ce que le MPO diffuse un nouveau plan de gestion de la chasse, incluant les quotas, au cours des deux prochaines semaines. IFAW demande au gouvernement fédéral d’abandonner son modèle de gestion actuel au profit d’une approche plus prudente.
IFAW demande également que le gouvernement fasse preuve d’une gestion prudente et responsable en annulant la saison de la chasse si l’insuffisance de glace se poursuit cette année dans le Golfe.
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