Les associations demandent au NMFS de prendre des mesures immédiates pour protéger les baleines franches de l'Atlantique Nord

Lundi, Janvier 17, 2005
Yarmouth Port, MA, Etats-Unis
Le Fonds international pour la protection des animaux (IFAW – www.ifaw.org) et les associations "International Wildlife Coalition" (IWC- www.iwc.org) et "Whale and Dolphin Conservation Society" (WDCS-www.wdcs.org) ont appelé aujourd'hui le Service américain de la pêche en mer (National Marine Fisheries Service - NMFS) à prendre des mesures offensives immédiates pour la protection des baleines franches de l'Atlantique Nord. Au cours des six dernières semaines, les cadavres de quatre baleines franches ont été découverts ; trois étaient des femelles adultes, dont au moins deux étaient pleines. Ce taux de mortalité alarmant pour les baleines franches menace d'extinction l'ensemble de l'espèce. La baleine franche est l'un des mammifères les plus menacés au monde. Sa population étant descendue en dessous de 350 individus, chaque mort est importante.
Le 24 novembre, une baleine franche de 15 mètres de long a été tuée au large de la Virginie, apparemment après avoir été heurtée par un bâtiment de la flotte américaine le 17 novembre. Cette femelle et son fœtus, qui était à terme, ont saigné à mort. En décembre, la dépouille d'une baleine franche a été découverte à 137 km à l'est de Nantucket, dans l'état du Massachusetts. Le 10 janvier, une autre baleine franche, une femelle de 13,7 mètres dénommée Bolo, a été découverte à 120 km à l'est de Nantucket. Le 12 janvier, une autre baleine franche femelle dénommée Lucky, a été découverte à 24 km à l'est de l'île de Cumberland, en Georgie. Lucky, qui avait reçu ce nom ("la chanceuse") avait reçu ce nom à cause des cicatrices qu'elle conservait après un précédent accident avec un navire, attendait son premier petit.

"Affirmer que les 12 derniers mois ont été désastreux pour les baleines serait être en dessous de la vérité," affirme Regina Asmutis-Silvia, biologiste pour l'IWC et le WDCS. "Le nouveau ministre du commerce doit prendre des mesures immédiates, faute de quoi nous pourrions assister à l'extinction d'une espère majestueuse." 

Les menaces les plus sérieuses qui pèsent sur les baleines franches et qui constituent la source de mortalité la plus importante sont les secteurs de la pêche et du transport maritime. Le transport maritime et la pêche dominent dans les couloirs de migration, de reproduction et de vie de cette espèce, sur la côte est des Etats-Unis. Près de 72% des baleines portent des cicatrices après s'être prises dans des filets de pêche. Six baleines franches se sont prises dans des filets en 2004 contre quatre en 2002. En se prenant dans les lignes de pêche, les baleines peuvent mourir rapidement car la ligne peut s'incruster dans leur chair, provoquant une infection ou en les affamant en les empêchant de s'alimenter, de plonger ou de pratiquer d'autres activités. Chaque année, un tiers des baleines est tué par un navire et un certain nombre d'animaux sont perdus en mer.   
 
D'après la loi de protection des mammifères marins et des espèces menacées, le NMFS est obligé de protéger les espèces contre les activités humaines nuisibles. Le NMFS reconnaît que si, chaque année, une seule baleine franche de l'Atlantique Nord est tuée par des causes anthropogènes, la totalité de l'espèce peut s'éteindre. Au cours des 12 derniers mois seulement, au moins cinq baleines franches ont été découvertes mortes, notamment trois femelles à terme, qui auraient été heurtées par des navires. La perte tragique de ces cinq animaux ne tient même pas compte du nombre de baleines franches qui ont peut-être été frappées et qui ont disparu en mer, ou qui se sont prises par des filets de pêche.

Le NMFS n'a encore pas publié son projet de réglementation de la pêche, destiné à réduire les risques d'enchevêtrement (programmé pour mars 2004) et il n'existe actuellement aucun mandat exigeant que les navires changent de route ou de vitesse dans les zones d'habitat des baleines franches. 

"Chaque mort est une perte tragique", ajoute Erin Heskett, Responsable du programme pour IFAW. "Le NMFS doit immédiatement mettre en oeuvre une réglementation en matière de transport maritime exigeant, par exemple, des restrictions de vitesse et un changement de cap avant que cette espèce ne disparaisse entièrement devant nos yeux. Il n'est pas question pour nous d'attendre plus d'informations ; c'est le moment où jamais de prendre des précautions."

A propos de l'IWC (The International Wildlife Coalition)
IWC est une association américaine de protection de la faune sauvage fondée pour affronter les morts inutiles et les mauvais traitements que subissent les animaux sauvages dans le monde entier. IWC a des représentants aux Etats-Unis, au Canada, au Kenya et au Brésil.

A propos de la WDCS (The Whale and Dolphin Conservation Society)
La "Whale and Dolphin Conservation Society" est une association caritative dédiée à la protection des baleines, des dauphins et de leur environnement. La WDCS a des bureaux aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en Australie, en Argentine et en Allemagne.

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