Unité de lutte contre la criminalité environnementale d'INTERPOL : les conditions sont maintenant réunies pour endiguer la montée de la criminalité contre les espèces sauvages

Les gouvernements de différents pays, parmi lesquels les États-Unis, ont reconnu les activités criminelles, notamment le trafic d'espèces sauvages, comme une priorité de sécurité nationale. Ci-dessus : défenses en ivoire saisies au siège de l'administration des douanes et accises de Hong Kong, en Chine, le 8 août 2013. Crédit photo IFAW / Alex Hofford.

La saisie de cornes de rhinocéros en route vers la Chine, réalisée le 23 juillet 2013 en République tchèque, n'est qu'un exemple malheureux illustrant le problème de bien plus grande ampleur du trafic d'espèces sauvages à l'échelle internationale. Nous voyons encore et toujours des animaux sauvages braconnés dans un pays, transitant par plusieurs autres états avant d'arriver à destination dans le pays consommateur.

Ce n'est pas uniquement le problème du Tchad ou de la Chine. C'est un problème mondial et toutes les nations doivent prendre part à sa résolution. INTERPOL, la plus importante organisation internationale de police au monde, comptant 190 pays membres, est tout particulièrement bien placée pour aider à démanteler les réseaux criminels qui tirent profit de la criminalité contre les espèces sauvages.

VIDEO : l'opération WENDI contribue au démantèlement du trafic d'ivoire en Afrique

Cependant, ce problème n'est pas uniquement du ressort de la police. N'oublions pas que les gouvernements investissent dans des ressources policières à la demande du public. Pour que notre programme continue et soit couronné de succès, nous avons à la fois besoin du soutien du public et de l'engagement des gouvernements nationaux du monde entier.

Le programme naissant d'INTERPOL de lutte contre la criminalité environnementale n'a que trois ans ; il s'est développé à partir d'investissements initiaux engagés il y a près de dix ans par le Fonds international pour la protection des animaux (IFAW) et d'autres organisations à but non lucratif dont les sympathisants réclamaient de l'aide pour sauver les animaux menacés par le trafic d'espèces sauvages.

Ce soutien du public a clairement montré que la criminalité environnementale devait être au cœur des priorités d'INTERPOL.

Tous nos pays membres ont à présent admis l'importance de la criminalité environnementale, il est donc essentiel que chaque nation prenne des mesures et participe de manière significative pour enrayer sa propagation et renverser la tendance :

  • Les pays doivent envoyer des cadres et des décideurs politiques à la réunion du Comité pour le respect et l'application des lois environnementales d'INTERPOL (ECEC), qui se tiendra du 4 au 8 novembre à Nairobi. Ces dirigeants y travailleront avec INTERPOL pour développer des stratégies intégrées afin de combattre la criminalité environnementale. À ce jour, seuls 49 pays sur plus de 190 nations se sont inscrits pour y participer.
  • Les pays doivent donner la priorité à la criminalité contre les espèces sauvages en établissant des groupes d'action pour la sûreté environnementale (National Environmental Security Task Forces ou NEST), afin de travailler avec INTERPOL sur l'application des lois dans la lutte contre la fraude.
  • Chaque pays doit fermer ses marchés non réglementés.
  • Il faut éduquer la population pour qu'elle rejette les produits dérivés d'espèces sauvages.

Les informations concernant le braconnage et les saisies peuvent s'avérer parfois décourageantes, mais il est important de se rappeler qu'au cours des dix dernières années, nous avons fait d'énormes progrès pour connaître et combattre la criminalité environnementale.

Nous avons construit la stratégie requise pour la coopération internationale des agences de lutte contre la fraude et pour avoir un réel impact sur les réseaux criminels.

À présent, nous avons besoin du soutien constant de personnes telles que vous et d'organisations à but non lucratif comme IFAW afin de nous assurer que les pays prennent les mesures nécessaires pour aider INTERPOL à mettre un terme au trafic d'espèces sauvages.

Nous sommes heureux qu'IFAW s'engage à informer les gens lorsqu'ils peuvent entreprendre des actions spécifiques dans leur pays.

Le soutien que vous leur témoignez, et par conséquent à INTERPOL, nous aidera à sauver un nombre toujours croissant d'animaux victimes du trafic d'espèces sauvages.

David Higgins

Témoignez votre soutien et tenez-vous informés des dernières nouvelles sur le programme de lutte contre la criminalité environnementale d'INTERPOL, suivez-nous sur Twitter @INTERPOL_EC.

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Directrice France et Afrique francophone
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James Isiche, Directeur régional Afrique de l’Est
Directeur régional Afrique de l’Est
Directeur du programme Éléphants, Directeur régional Afrique australe
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Peter Pueschel, Directeur Accords internationaux sur l'environnement
Directeur Accords internationaux sur l'environnement
Vivek Menon, Directeur du Wildlife Trust of India, partenaire d'IFAW
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