Lu, 04/02/2012
Fred O'Regan, Directeur général d'IFAW, et le Dr. Ahmed Mohamed Elsayed, Directe

Fred O'Regan, Directeur général d'IFAW, et le Dr. Ahmed Mohamed Elsayed, Directeur d'IFAW Moyen-Orient, aux côtés d'un groupe d'écoliers de Dubaï. Ces derniers ont reçu un diplôme après avoir suivi un cours de sensibilisation à la protection des animaux.Au début du mois de mars, j'ai eu le plaisir de me rendre au Moyen-Orient et, plus particulièrement, au bureau d’IFAW (Fonds international pour la protection des animaux – www.ifaw.org) à Dubaï, aux Émirats arabes unis.

Le bureau d'IFAW à Dubaï est un acteur clé de l’amélioration de l’existence des animaux du Moyen-Orient et du monde entier, et ce, pour plusieurs raisons :
 

  1. Le Moyen-Orient est une zone de transit pour le commerce illégal de produits dérivés d'animaux sauvages, notamment l'ivoire, et d'animaux vivants.
  2. Bon nombre de gouvernements de la région sont déterminés à s'atteler au problème du trafic d'animaux sauvages, et, plus généralement, à améliorer les standards du bien-être.
  3. Les pays arabes jouent un rôle majeur dans des institutions telles que la CITES, où leurs voix sur des thématiques comme le trafic d'ivoire peuvent faire pencher la balance. Autrefois, ces pays n'étaient guère intégrés dans le travail de la convention, jusqu'à ce qu'IFAW commence à publier des documents en langue arabe, une initiative très bien accueillie.
  4. Selon le Dr. Elsayed Mohamed, qui dirige notre bureau au Moyen-Orient, le Coran érige explicitement le respect des animaux en valeur essentielle. Il sait d'expérience que le bien-être des animaux, considéré en tant que principe islamique, suscite une franche adhésion.

 

Rien que ces derniers mois, nous avons lancé plusieurs campagnes de sensibilisation de l'opinion publique, et en particulier des jeunes, animé des ateliers de formation pour la police et les agents des douanes, et collaboré avec diverses agences gouvernementales en vue de promouvoir la protection des animaux.

Encourager le grand public à refuser les produits dérivés de la faune sauvages et la domestication d'animaux sauvages

Fin décembre, nous avons lancé notre campagne « Réfléchissez à deux fois » à l'aéroport de Dubaï, l'un des aéroports internationaux les plus fréquentés du monde. Cette campagne encourage les touristes à ne pas acheter de souvenirs dérivés d'espèces sauvages le plus souvent menacées.

Dans le même temps a été déployée une autre campagne baptisée « What you carry…May harm you » (Ce que vous transportez… peut vous causer du tort) soutenue par le Ministère de l'Environnement et de l'Eau, de l'aéroport international et de la police de Dubaï.[j1]

Pendant cette semaine passée à Dubaï, IFAW a organisé une journée portes ouvertes pour les jeunes, au cours de laquelle nous avons pu présenter notre campagne « Dites non au commerce de l'ivoire » et expliquer les dangers inhérents à la domestication des animaux sauvages. Aussi, nous vous invitons à signer notre pétition si vous souhaitez apporter votre contribution à la lutte contre le trafic d'ivoire.

On assiste au Moyen-Orient à une augmentation du nombre d'animaux sauvages domestiqués, notamment les lionceaux, les bébés guépards et les singes, souvent offerts à des enfants. C'est pourquoi nous expliquons aux enfants et à leurs parents que la domestication d'animaux sauvages constitue un danger pour leur famille, prive les animaux de la vie pour laquelle ils sont faits et contribue à l'extinction d'espèces sauvages.

Inciter les responsables publics à défendre les animaux

À la fin de l'année dernière, IFAW et le département des services vétérinaires du ministère de Santé publique de l'Emirat de Dubaï organisaient le premier séminaire du pays sur la protection des animaux, destiné aux responsables de la sécurité et de la planification publiques. Quelque 45 participants issus de ministères, d'agences et de bureaux gouvernementaux, mais aussi d'IFAW et de K9 Friends, une organisation locale de sauvetage d'animaux en détresse, ont participé à ce séminaire.

L’objectif était de discuter des solutions à mettre en œuvre pour réduire l'écart entre la législation et les comportements généralement observés concernant les animaux et leur protection. En effet, les lois visant à protéger les animaux comme les chiens, les chats, les chevaux, les singes ou encore certains animaux sauvages tels que les oiseaux et les lions sont rarement respectées. Les participants ont également souligné l'importance de la formation des vétérinaires et de leurs assistants afin qu'ils contribuent à sensibiliser l'opinion publique sur la cruauté envers les animaux.

Nous avons en outre signé un protocole d'accord avec le ministère de l'Environnement et de l'Eau à Dubaï dans le but d'encourager l’éducation à l’environnement et la conservation.

Former les autorités à la lutte contre le trafic d'espèces sauvages

Récemment, IFAW et la Société des éleveurs de chiens des Émirats ont organisé, avec le soutien de la police d'Abu Dabi, le deuxième atelier de formation à la prévention du trafic d'animaux sauvages à Abou Dabi.

Cet atelier de cinq jours à destination des fonctionnaires de police et des agents de douanes abordait la manière dont les espèces sauvages pénètrent illégalement dans le pays, le moyen de détecter les subterfuges des contrebandiers pour dissimuler leur butin et les animaux le plus souvent  touchés par ce trafic.

Toutes ces initiatives nous permettent de faire passer notre message. Notre mission n'est toutefois pas terminée, mais l'enthousiasme avec lequel de nombreux habitants de la région s’attachent à la nécessité d’améliorer les conditions de vie des animaux ici me motive énormément. Ensemble, IFAW et les citoyens du Moyen-Orient sont en mesure d'apporter une contribution décisive à l'amélioration de la vie des animaux et des populations de la région.

--FO

Aidez-nous à mettre un terme au trafic d'ivoire et dites NON à cette pratique en signant notre pétition mondiale.


 [j1]Attention la traduction était un contresens