La Belgique annonce la destruction de son ivoire en réponse à la crise mondiale qui touche les éléphants

La vice-première ministre belge Laurette Onkelinx a annoncé ce matin une merveilleuse nouvelle : la Belgique détruira tout son stock d’ivoire le 9 avril prochain, rejoignant ainsi les nombreux pays et institutions internationales préoccupés par le trafic d’ivoire et ses conséquences sur les populations d’éléphants.

IFAW est fier d’organiser cet événement aux côtés du gouvernement belge. La destruction publique de ces stocks d’ivoire (ici, l’ivoire sera broyé) permet de sensibiliser l’opinion publique sur la détresse des éléphants et rappelle le sombre avenir qui nous guette si nous perdons l’une de nos espèces les plus emblématiques ! Actuellement, on estime qu’un éléphant meurt toutes les 15 minutes à cause du commerce illicite et meurtrier de l’ivoire. Si rien ne change, des populations entières de pachydermes seront probablement rayées de la carte.

J’ai hâte de pouvoir prendre part à cet événement symbolique. Ce sera pour moi l’occasion d’exprimer mon soutien aux éléphants et aux États de leur aire de répartition luttant contre les groupes de criminels organisés qui tirent profit du massacre de ces animaux. Et le choix de la date n’a rien d’anodin : le lendemain, l’Union européenne annoncera ses futurs projets de lutte contre le trafic d’espèces sauvages.

La Belgique est le dernier pays en date à détruire ses stocks d’ivoire. La France a récemment broyé son ivoire au pied de la tour Eiffel et les États-Unis et la Chine ont tout deux organisé publiquement des destructions d’ivoire marquantes ; les sympathisants d’IFAW Royaume-Uni ont quant à eux fait don de leurs objets en ivoire pour qu’ils soient détruits. La promesse de la Tanzanie est peut-être encore plus symbolique puisque le pays s’est également engagé à détruire son ivoire, alors qu’il souhaitait vendre ses stocks il y a quelques années seulement.

Nous n’avons plus le luxe d’attendre. En 2011, pas moins de 24,3 tonnes d’ivoire ont été confisquées aux trafiquants. Un an plus tard, ce chiffre a augmenté pour atteindre les 30 tonnes. En 2013, pas moins de 41,5 tonnes d’ivoire ont été saisies. Certes, ces destructions permettent de mobiliser les gouvernements et les populations et de rassembler les ressources nécessaires à la lutte contre la criminalité faunique, mais la bataille n’est pas encore gagnée.

Sonja Van Tichelen

Pour en savoir plus sur le travail d'IFAW pour protéger la faune sauvage, rendez-vous sur notre page de campagne.

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