IFAW offre une nouvelle arme à l’ONCFS et à l’OCLAESP pour confondre les trafiquants d’ivoire

Céline Sissler-Bienvenu, Directrice France et Afrique Francophone d’IFAW a remis au Lieutenant-Colonel Le Gallo, Commandant en second de l’OCLAESP (à gauche), et à l’agent Jérôme Legrand représentant l’ONCFS (à droite) un nouveau modèle de kit de relève d’empreintes digitales.Alors que 20 000 éléphants d’Afrique sont illégalement tués chaque année et que les saisies d’ivoire battent des records de prise (7,2 tonnes à Hong Kong et 3 tonnes au Vietnam la semaine dernière), IFAW, première – et à ce jour unique - ONG environnementale à avoir signé un protocole de coopération avec la sous-direction de la Sécurité environnementale d’INTERPOL en 2013, continue d’appuyer celles et ceux qui luttent en première ligne contre le braconnage des éléphants et le trafic d’ivoire en mettant à leur disposition des outils innovants.

Ainsi, début juillet, IFAW a fait don à l’OCALESP (Office Central de Lutte contre les Atteintes à l’Environnement et la Santé Publique) et à l’ONCFS (Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage), d’une nouvelle arme pour confondre les trafiquants d’ivoire : un kit spécifiquement conçu pour révéler les empreintes digitales qui auraient été apposées sur l’ivoire au cours des 28 derniers jours. Jusqu’alors la nature poreuse de l’ivoire rendait toute détection impossible avec les kits classiques.

Il aura fallu deux ans de recherche aux équipes de la police métropolitaine et du King’s collège de Londres et la collaboration d’IFAW avant de mettre au point une poudre magnétique ultra fine tenant sur l’ivoire et non nocive pour les équipes de police scientifique amenées à l’utiliser. Par ailleurs, à l’image de la démonstration réalisée par IFAW, ce kit est apparu très facile d’utilisation pour les forces de l’ordre.

David Cowdrey, responsable des campagnes IFAW au Royaume-Uni, lors de sa démonstration de relevé d’empreintes sur une défense d’ivoire saisie.

Cette poudre est révolutionnaire car elle va contribuer à remonter les réseaux de trafiquants : en effet, l’ensemble des empreintes prélevées sur une période de 28 jours, pouvant servir de preuves matérielles devant les tribunaux, permet d’offrir un éventail assez large de toutes les personnes qui auraient manipulé l’ivoire au cours de cette période, y compris les intermédiaires ou encore certains lieutenants de syndicats criminels qui pèsent l'ivoire, l’évaluent ou le conditionnent pour le transport.

L’enjeu est conséquent au regard des chiffres liés au commerce illégal d’ivoire notamment en Europe qui s’affiche comme étant une plate-forme de transit et un marché de l’ivoire issu du braconnage des éléphants. En 2016, les saisies d’ivoire dans certains Etats membres ont dépassé les 2 tonnes.

Afin de protéger les derniers éléphants, aidez-nous à mettre fin au commerce de l’ivoire en Europe. Signez notre pétition !

Céline Sissler-Bienvenu

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