Australie : IFAW permet une nouvelle saisie d'ivoire

Jeudi, Février 27, 2014
Sydney,Australie

Les forces de l'ordre dépendant du Ministère de l'Environnement australien ont annoncé le succès d'une opération menée à Sydney pour combattre le trafic d'espèces sauvages, qui a abouti à la saisie de produits illicites en ivoire d'une valeur estimée à environ 80 000 $. Deux personnes font actuellement l'objet d'une enquête concernant d'éventuelles infractions à la loi de protection de l'environnement et de la biodiversité de 1999 (Environment Protection and Biodiversity Conservation Act).

Cette saisie est le fruit d'une collaboration étroite entre IFAW (Fonds international pour la protection des animaux) et les autorités en charge de la lutte contre le trafic d'espèces sauvages. Grâce aux informations qu'IFAW a récoltées au préalable, de nombreux objets ont été confisqués, dont des figurines et des bijoux en ivoire.

« Cette opération vient couronner le travail d'exception mené par les enquêteurs du Ministère de l'Environnement. Chaque saisie d'ivoire lance un avertissement clair à ceux qui seraient tentés de rejoindre les trafiquants et contribue à la protection des espèces menacées de par le monde », se félicite Isabel McCrea, Directrice régionale d'IFAW.

Selon nos estimations, entre 25 000 et 50 000 éléphants seraient massacrés chaque année pour alimenter la demande croissante d'ivoire dans le monde entier. Par ailleurs, le commerce illicite d'espèces sauvages, devenu particulièrement rentable, se chiffre à plus de 13 milliards de dollars australiens par an d'après certaines sources. Ce trafic attire de plus en plus de groupes de criminels organisés qui empruntent des itinéraires commerciaux secrets en vue d'introduire clandestinement sur les marchés des produits issus du braconnage d'espèces sauvages.

« Malgré le poids financier considérable de la criminalité faunique, les contrevenants encourent le plus souvent des peines dérisoires. C'est pourquoi il est si tentant de s'adonner à ce trafic préjudiciable à la protection des espèces en danger d'extinction. Nous sommes ravis d'avoir participé à cette opération, car nous sommes persuadés que le seul moyen efficace de lutter contre ce trafic mortel est d'amener les gouvernements, les entreprises et les ONG à coopérer pour réduire la demande et faire respecter la loi. Nous attendons maintenant avec impatience l'issue de la procédure judiciaire », conclut Mme McCrea.

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