Éléphants : après une année funeste, une lueur d'espoir pour 2014

Éléphants : après une année funeste, une lueur d'espoir pour 2014
Jeudi, 19 Décembre, 2013
Le Cap, Afrique du sud

Plus de 41 tonnes d'ivoire d'éléphant ont été saisies en 2013, soit la plus grande quantité enregistrée au cours des 25 dernières années.

Cependant, à l'heure où 30 000 à 50 000 éléphants sont massacrés chaque année pour leur ivoire, les dirigeants internationaux semblent sortir de leur léthargie et vouloir prendre des mesures destinées à mettre un terme au braconnage et au trafic d'ivoire, se félicite IFAW (Fonds international pour la protection des animaux).

« Le braconnage des éléphants pour leur ivoire a atteint des proportions dramatiques ces dernières années, et les saisies de grande ampleur (dont le volume dépasse 800 kilos) sont devenues la norme plutôt que l'exception », regrette Céline Sissler-Bienvenu, Directrice d'IFAW France et Afrique Francophone.

« On dénombre cette année 18 saisies de grande envergure et 41,5 tonnes d'ivoire confisqué. Ces chiffres ont sensiblement augmenté depuis 2011, année où l'on avait enregistré 14 saisies importantes d'ivoire pour un poids total de 24,3 tonnes ».

Selon Céline Sissler-Bienvenu, c'est la volonté farouche de l'opinion publique de voir cesser le massacre des pachydermes qui est à l'origine de ce changement de cap des dirigeants internationaux en faveur de la protection des éléphants.

« La criminalité faunique figure au rang des crimes internationaux les plus graves, les plus dangereux et les plus dommageables qui soient, au même titre que le trafic d'êtres humains, d'armes ou de stupéfiants », ajoute-t-elle. « Ces derniers mois, nous avons constaté une augmentation encourageante du nombre de saisies d'ivoire, ainsi qu'une intensification sans précédent de la coopération internationale en faveur des éléphants ». « Malheureusement, ces bonnes nouvelles soulignent aussi l'ampleur du phénomène : 30 000 à 50 000 éléphants sont braconnés chaque année pour leur ivoire. Pour sauver ces animaux, nous devons nous attaquer à chaque maillon de la chaîne du commerce de l'ivoire, des braconniers aux consommateurs en passant par les trafiquants. »

Ce mois-ci, les délégués du Sommet pour l'éléphant d'Afrique de l'UICN, au Botswana, se sont engagés à classer le trafic d'espèces sauvages dans la catégorie des crimes graves. Cela va permettre aux forces de l'ordre de disposer d'un arsenal judiciaire plus répressif pour lutter contre ce trafic et les criminels qui s'y livrent à l'échelle internationale.

« La destruction par les États-Unis d'un stock de six tonnes d'ivoire de contrebande en novembre dernier, puis l'annonce récente de la France, qui s'apprête à son tour à en détruire trois tonnes, envoient un message fort aux criminels. Ils doivent comprendre que l'opinion refuse ces massacres d'éléphants pour de l'ivoire dont personne n'a besoin », tranche Céline Sissler-Bienvenu.

La majeure partie de l'ivoire de contrebande est destinée à l'Asie, et en part iculier à la Chine, où cet « or blanc » tant convoité a connu une augmentation considérable de sa valeur en tant que véhicule d'investissement. La disponibilité limitée de l'ivoire légal acheté par la Chine lors de la vente de stocks de certains pays d'Afrique australe en 2008 a, quant à elle, suscité la demande, encourageant ainsi le commerce illicite de l'ivoire et le braconnage des éléphants pour répondre aux besoins du marché.

Dans le cadre d'une initiative internationale visant à renforcer les capacités de lutte contre ce trafic, IFAW forme les forces de l'ordre à la prévention du trafic d'espèces de faune sauvage dans de nombreux pays d'Afrique, du Moyen-Orient, d'Asie, d'Océanie et des Caraïbes. IFAW a récemment signé un mémorandum d'entente avec Interpol, le premier jamais signé avec une ONG par le Programme d'Interpol sur la criminalité environnementale. IFAW et Interpol ont collaboré sur de nombreux projets depuis 2005, et notamment en 2012, lors de la plus grande opération de lutte contre le trafic d'ivoire jamais menée à l'échelle internationale.

Post a comment

Contact presse

Julie Landry (Chargée de communication, IFAW France)
Contact phone:
+33 3 26 48 64 79
Contact portable :
+33 6 12 36 40 07
Contact email:

Nos experts

Directeur général
Directeur général
Céline Sissler-Bienvenu, Directrice France et Afrique francophone
Directrice France et Afrique francophone
Directeur régional, Moyen-Orient et Afrique du Nord
Directeur régional, Moyen-Orient et Afrique du Nord
Dr. Joseph Okori
Directeur régional Afrique Australe et directeur du programme de conservation des habitats
Dr. Maria (Masha) N. Vorontsova, Directrice Russie et CEI
Directrice Russie et CEI
Faye Cuevas, Vice-présidente
Vice-présidente
Grace Ge Gabriel, Asia Regional Director
Directrice régionale Asie
Jeffrey Flocken, Directeur régional Amérique du Nord
Directeur régional Amérique du Nord
Kelvin Alie, Vice-président exécutif
Vice-président exécutif
Rikkert Reijnen, Directeur du programme criminalité faunique
Directeur du programme criminalité faunique
Représentant d’IFAW en Allemagne
Représentant d’IFAW en Allemagne
Tania McCrea-Steele, Chef de projet international Criminalité en ligne
Chef de projet international, Criminalité liée à la faune sauvage
Vivek Menon, Directeur du Wildlife Trust of India, partenaire d'IFAW
Directeur du Wildlife Trust of India, partenaire d'IFAW