Faits de la chasse au phoque que le Canada ne veut pas que vous sachiez
La chasse au phoque canadienne : « D’une cruauté inacceptable »
Le gouvernement du Canada insiste pour dire que la chasse au phoque est une industrie de production animale comme toutes les autres. Il dit que ce n’est peut-être pas beau, mais qu’au fond c’est la même chose que dans un abattoir, sauf que cela se passe sur la glace. Pourtant, nous avons découvert des niveaux évidents de souffrances qu’aucune autre industrie animale dans le monde ne tolérerait.
Ian Robinson, vétérinaire britannique
Ces deux rapports documentent également un bon nombre de cas où les animaux sont saisis au moyen d’un crochet, puis traînés sur la glace encore conscients, et même des cas où certains d’entre eux sont toujours vivants sur le pont des bateaux.
Voici ce qu’une équipe internationale de cinq vétérinaires indépendants a découvert :
- 79 % des chasseurs ne vérifient pas si un animal est mort avant de le dépouiller.
- Pour 40 % des prises, le chasseur a dû frapper le phoque une deuxième fois, probablement parce que l’animal était toujours conscient après avoir reçu le premier coup ou la première balle.
- 42 % des phoques morts qui ont été examinés n’avaient pas ou peu de fractures, ce qui suggère fortement que ces animaux ont été écorchés vifs.
- L’équipe de vétérinaires a conclu que les règlements actuels n’étaient pas respectés ni mis en application et que la chasse au phoque entraîne des souffrances terribles et inacceptables.
Plus de 660 cas probables de cruauté envers des phoques sur bande vidéo
L’IFAW a présenté des preuves vidéo de plus de 660 infractions probables au Règlement sur les mammifères marins du Canada au ministère des Pêches et des Océans. Parmi les actes de cruauté, mentionnons avoir dépouillé ou saigné des phoques vivants, avoir empilé des animaux morts ou agonisants, avoir traîné des animaux vivants sur la glace à l’aide de crochets tranchants en acier et avoir abattu des phoques que l’on a abandonnés à leurs souffrances. À ce jour, pas une seule accusation n’a été portée.
Le ministère des Pêches et des Océans dit qu’il est déterminé à proposer de nouveaux règlements pour s’attaquer à ce qu’il considère comme les enjeux critiques de la chasse. Le Fonds international pour la protection des animaux soutient, cependant, qu’il est impossible de réglementer efficacement une chasse commerciale au phoque. Les conditions imprévisibles de la météo et de la glace, conjuguées aux difficultés inhérentes à l’abattage d’un nombre important d’animaux sauvages en peu de temps, constitueront toujours un facteur de plus à la cruauté.














