« Nous nous sommes rendus à un amoncellement de phoques morts abandonnés par
les chasseurs. Une vapeur provenant des carcasses encore chaude s’élevait vers
le ciel. Personne n’a dit un mot. À quelques pieds de là, un blanchon qui
n’avait pas mué a levé la tête vers le ciel et poussé quelques gémissements.
»
Témoins de la chasse au phoque
Malgré des années de recherche par le gouvernement du Canada dans la mise au point de nouveaux produits du phoque, la partie la plus rentable d’un phoque demeure sa fourrure, un produit de luxe non essentiel dont personne n’a vraiment besoin.
Les phoques sont principalement chassés pour leur fourrure ainsi que pour l’huile provenant de leur gras, qui est raffinée en produits Omega 3. On vend aussi les pénis des phoques en Asie où ils servent d’aphrodisiaques. Pour ce qui est de la viande, la plus grande partie ne sert jamais.
Une fois les phoques dépouillés, les carcasses sont abandonnées sur la glace, la peau et le petit lard étant enlevés, et les carcasses sont jetées et forment des monticules comme pour la lessive ou elles sont alignées en formation comme un peloton de soldats. Les chasseurs déposent les peaux de phoques fraîches dans des traîneaux attelés aux motoneiges qui les transportent facilement jusqu’au bateau.
Les excuses habituelles pour la chasse au phoque ne sont pas convaincantes
Le gouvernement canadien et toutes les personnes en faveur de la chasse au phoque commerciale se retranchent habituellement derrière les mêmes raisons pour justifier la cruauté et le gaspillage associés à l’abattage d’innocents bébé phoques. Cependant, aucune de ces raisons n’est exacte ou convaincante.
L’argument selon lequel la chasse est essentielle pour permettre aux pêcheurs
de Terre Neuve de gagner leur vie, par exemple, ne tient pas du fait que la
chasse correspond à à peine un peu plus de 5 % de leur revenu annuel. Et ce
n’est pas non plus particulièrement plus convaincant lorsqu’on dit qu’en
l’absence de la chasse, les phoques vont ravager le reste des stocks de morues
du Canada atlantique : il n’existe aucune preuve scientifique reliant les
phoques au rétablissement des stocks de morues














