Début septembre
Depuis le début du mois de septembre nous ne recevons plus régulièrement de signal GPS émis par les colliers des ours. On a donc décidé de passer à l’observation aérienne. Les vols ont donné des résultats mitigés. Les premiers signaux reçus des colliers indiquaient qu’ils s’étaient tous les deux sensiblement éloignés de l’emplacement où nous les avions retracés en août. À la mi-septembre, Johnny avait parcouru 49 kilomètres en direction nord.
Fin septembre
À la fin du mois de septembre, le pilote qui
survolait la zone recevait un signal de mort provenant du collier de Johnny. On
a rapidement constitué une équipe qui s’est rendue sur place pour enquêter sur
le lieu d’émission du signal. L’équipe était constituée de chercheurs
spécialisés, notamment Ruth Fitzell et Joachim Treptow, ainsi que les directeurs
du refuge Northern Lights Wildlife Shelter, Angelika et Peter Langen.
Arrivée dans la zone indiquée par le pilote, l’équipe a retrouvé les traces de griffes et l’empreinte d’un jeune ours, mais aucun indice qu’il y aurait un cadavre d’animal dans les environs (pas d’oiseaux de proie ou de corneille, ni de mouches ou d’odeurs). L’équipe a décrit la zone comme étant un habitat idéal pour les ours : une végétation fournie et des baies en abondance, de nombreuses cavernes pouvant être utilisées comme tanières, à une journée entière de marche de la piste d’exploitation forestière la plus proche.
Octobre et novembre
Le 10 octobre, nous recevions un message
brouillé en provenance du collier émetteur de Johnny et, le 15 octobre, les
observateurs aériens recevaient des signaux de Johnny ainsi que de Suzy. Johnny
se trouvait à 25 kilomètres du lieu d’où nous était parvenu le signal de mort,
nous faisant conclure que Johnny continuait à se déplaçer, et que le collier
avait transmis un message erroné en septembre. L’observation aérienne se
poursuivra jusqu’au début de l’hiver. Notre objectif est de pouvoir situer où
les hiberneront.













