Qu’est-ce que la Commission baleinière internationale (CBI) ?

La CBI est l’organisme mondial chargé de réglementer la chasse à la baleine et de protéger les baleines. Qui fait partie de la CBI et comment fonctionne-t-elle ?

Adhésion et direction
Tous les États ayant officiellement adhéré à la Convention internationale pour la réglementation de la chasse à la baleine de 1946 peuvent rejoindre la CBI. Les pays membres, actuellement au nombre de 89, nomment leur commissaire baleinier, qui est secondé par différents experts et conseillers la plupart du temps. Le président et le vice-président de la CBI sont élus parmi les commissaires baleiniers, en général pour une durée de trois ans.

Les votes
Chaque membre de la CBI s’étant acquitté de sa cotisation dispose d’une voix, sans considération de sa population, de son pouvoir économique ou de son implication dans la pêche à la baleine.

Des résolutions non contraignantes sur n'importe quel sujet relatif aux baleines et à la chasse peuvent être adoptées à la majorité simple des États membres ayant voté « oui » ou « non ». Les résolutions contraignantes (par exemple, l'annulation du moratoire actuel sur la chasse commerciale à la baleine ou l'adoption d'un nouveau sanctuaire) nécessitent une majorité des trois quarts.

La vente de voix

Pour tenter de manipuler les résolutions potentielles, le Japon achète activement les voix et le soutien de nombreux pays. En se cherchant des alliés, il espère ainsi former un bloc pro-chasse suffisamment puissant pour contrôler tous les votes à la majorité simple lors des prochaines réunions de la CBI. Même certains pays sans accès à la mer, comme la Mongolie, ont adhéré à la CBI et votent en accord avec le Japon. Ce bloc a déjà fait échouer des résolutions qui auraient permis la mise en place de nouveaux sanctuaires baleiniers dans le Pacifique Sud et l'Atlantique Sud.

Lors de la réunion de la CBI en 2011, une proposition a été adoptée pour lutter contre le problème de la corruption en interdisant le paiement en espèces des frais d'adhésion et pour exiger une plus grande transparence au sein de la CBI.