Aucune saison ne devrait être propice au braconnage

À l’heure où la plupart d’entre nous s’apprêtent à passer les fêtes en compagnie de leurs amis et de leur famille, les médias ont évoqué l’incursion de braconniers lourdement armés en Afrique centrale, faisant resurgir dans mon esprit l’image des familles d’éléphants massacrées que j’ai pu voir l’année dernière au Cameroun.

En effet, la saison sèche actuelle permet à ces braconniers impitoyables d’accéder à des zones reculées pour y massacrer des hardes entières d’éléphants vulnérables, faisant parfois plusieurs centaines de victimes dans l’unique objectif de récupérer leurs défenses en ivoire.

Ce massacre était pour nous un spectacle épouvantable, mais grâce à la couverture médiatique dont il a fait l’objet l’année dernière, le gouvernement camerounais a pris des mesures destinées à mettre fin à ce carnage. Le reportage réalisé par France 2 donne une idée précise de la situation dramatique dans laquelle se trouvent ces éléphants et les hommes qui s’efforcent de les protéger dans cette région.

Contrairement aux braconniers, des mercenaires armés jusqu’aux dents qui collaborent avec des organisations criminelles internationales, les pays qui tentent de protéger les pachydermes sont confrontés à un manque de moyens. Néanmoins, mes contacts locaux m’ont redonné un peu d’espoir en m’expliquant que grâce à cette couverture médiatique, à IFAW et d’autres ONG présentes dans la région, la communauté internationale et les différents gouvernements, seront sûrement mieux préparés cette année pour sauver les éléphants de ce massacre barbare et insensé. De fait, le Cameroun vient de mettre sur pied une opération baptisée « Paix à Bouba Njida » en déployant 600 soldats dans ce parc où ont été tués des centaines d’éléphants en début d’année. Au Tchad, des soldats s’efforcent par ailleurs de sécuriser la frontière avec le Cameroun à l’ouest, et avec la République centrafricaine à l’est.

Il est également encourageant de savoir qu’IFAW prête main forte aux gouvernements ainsi qu’aux agents d’application de la loi en les formant et en leur fournissant les équipements nécessaires pour lutter contre cette criminalité cruelle. Mes collègues et moi-même continuons à suivre de près la situation pendant cette saison de braconnage accru, et apportons notre aide chaque fois que nous le pouvons. Si vous souhaitez recevoir des nouvelles du terrain et des informations concernant les opérations d’IFAW visant à protéger les éléphants, inscrivez-vous à nos alertes e-mail.

--CB

Post a comment

Nos experts

Directeur général
Directeur général
Céline Sissler-Bienvenu, Directrice France et Afrique francophone
Directrice France et Afrique francophone
Directeur régional, Moyen-Orient et Afrique du Nord
Directeur régional, Moyen-Orient et Afrique du Nord
Dr. Joseph Okori
Directeur régional Afrique Australe et directeur du programme de conservation des habitats
Dr. Maria (Masha) N. Vorontsova, Directrice Russie et CEI
Directrice Russie et CEI
Faye Cuevas, Directrice des opérations
Directrice des opérations, Fonds international pour la protection des animaux
Grace Ge Gabriel, Asia Regional Director
Directrice régionale Asie
Jeffrey Flocken, Directeur régional Amérique du Nord
Directeur régional Amérique du Nord
Kelvin Alie, Vice-président exécutif
Vice-président exécutif
Rikkert Reijnen, Directeur du programme criminalité faunique
Directeur du programme criminalité faunique
Représentant d’IFAW en Allemagne
Représentant d’IFAW en Allemagne
Tania McCrea-Steele, Chef de projet international Criminalité en ligne
Chef de projet international Criminalité en ligne liée à la faune sauvage, IFAW Royaume-Uni
Vivek Menon, Directeur du Wildlife Trust of India, partenaire d'IFAW
Directeur du Wildlife Trust of India, partenaire d'IFAW