Neuf éléphants martyrisés sur le point d’être sauvés au Zimbabwe
Les éléphants ont été saisis en avril 2009 à l’issue d’une inspection de la ZNSPCA (Zimbabwe National Society for the Prevention of Cruelty to Animals– Société nationale de prévention de la cruauté envers les animaux du Zimbabwe) qui a découvert les méthodes cruelles et les tortures infligées aux animaux afin de les “apprivoiser et dresser” pour l’industrie du safari à dos d’éléphant, une activité touristique populaire au Zimbabwe et partout ailleurs en Afrique australe.
La ZNSPCA a sollicité l’aide d’IFAW pour assurer le déplacement de ces éléphants vers une zone sûre dans le but de les réhabiliter et de les relâcher dans la nature.
“Ces éléphants ont été victimes des pires cruautés pour alimenter une industrie du safari qui est indéfendable,” déclare Neil Greenwood, porte-parole d’IFAW Afrique australe.
“En fait, ce sont 10 éléphants qui ont été capturés pour être dressés. Malheureusement, l’un d’entre eux, un jeune mâle prénommé Dumisani, est mort de malnutrition et des sévices dont il a été victime. Cette situation a conduit IFAW a constituer une équipe d’experts pour transférer les neuf éléphants restants en sécurité tout en leur infligeant le moins de stress possible”.
Les éléphants seront déplacés d’un ranch privé de la région de West Nicholson au sud de Bulawayo où ils étaient « dressés » vers le Parc national de Hwange à 700 kilomètres plus à l’est.
Ces éléphants sauvages ont été capturés sur une zone protégée en octobre 2008. Lorsque la ZNSPCA inspecte les locaux où s’effectue le dressage en avril 2009, elle découvre quelques-unes des maltraitances suivantes infligées aux animaux:
Les éléphants ont une patte enchainée et sont nourris à distance afin de les obliger à se tenir sur trois pattes et à tirer sur leur chaine pour atteindre leur nourriture. Cette pratique vise à renforcer la domination des dresseurs en provoquant de profondes blessures sur les pattes portant les chaines ;
Un accès très limité à l’eau et aux zones ombragées ;
L’utilisation de chaines et de techniques de dressage provoquant des degrés de blessures variés ;
Séparer une femelle de son éléphanteau provoquant chez chacun d’eux un stress et des souffrances physiques inutiles ;
Enchainer les éléphants des heures durant afin d’empêcher toute possibilité de socialisation et d’interaction.
La translocation des ces éléphants débutera lundi 2 novembre dans l’après-midi, à la demande du gouvernement du Zimbabwe. Les animaux seront tranquilisés puis transportés tous ensemble au cours de la nuit vers le Parc national de Hwange. A l’arrivée, ils seront libérés dans un vaste boma de réhabilitation permettant de les surveiller avant de pouvoir, plus tard, les relâcher dans le parc.
Pour plus d’informations sur cette translocation ou pour faire un don et aider au financement de ce transfert, merci de visiter: www.ifaw.org.